| | L'armée françcaise de 1914 a 1939 | |
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Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:31 | |
| Bon avant de vous présenter ma recherche je voulais dire que je ne savais pas si je poster sa dans la bonne rubrique de plus je vous laisse imaginé le temp de mes recherches (très longues!)
Pourquoi parler de l’armée de terre de 1914 à 1918, alors que le thème de cette étude est l’organisation de
l’armée entre septembre 1939 et juin 1940 ?
En novembre 1918, la France sort victorieuse de ce qu’on appelle communément « La Grande Guerre ». Elle
possède une armée de terre dense et solide, elle est à la fois massive par le nombre de ses divisions d’infanterie et de
cavalerie mais souple dans ses échelons qui sont eux-mêmes structurés de manière hiérarchique.
Partie au combat avec l’expérience de la guerre « de 1870 », elle voit sa physionomie se transformer aux vues
de l’évolution du conflit et de l’essor technologique qu’il engendre.
Cette armée est le fruit conjoint des quarante et une divisions d’infanterie et des dix divisions de cavalerie de
l’armée d’active d’août 1914 (construite pas à pas depuis 1873 dans le seul but de la reconquête des provinces perdues
de l’Est perdues par le traité de Versailles signé avec l’Allemagne impériale) et de l’armée des tranchées de ces quatre
années de conflit qui ont vu naître en son sein des restructurations et innovations changeant de manière totale son image
de 1914.
Ainsi l’artillerie, arme de seconde ligne, peu préparée à un conflit moderne et dynamique mais possédant une
arme symbole qu’est le canon de « 75 » (canon léger de 75 mm) se retrouve dans un rôle de premier plan lors des
grandes offensives de 1914 et 1918, par son action puissante et dévastatrice. L’armée de terre met également en oeuvre
des canons et obusiers de type courts et longs à calibre lourds, tel le canon de 155 mm Schneider de 1917 ou le canon de
400 mm sur plateforme ferroviaire.
L’infanterie, « Reine des batailles » voit son action accrue par la montée en puissance de son armement
collectif et la restructuration de son organisation divisionnaire. L’évolution ultime de son appui direct se concrétise par
la naissance du « char » ou « tank », véritable mitrailleuse sur chenille, permettant à la ligne d’attaque d’effectuer des
percées significatives par la neutralisation des points de défense ennemis.
Les chars lourds de type Schneider ou Saint Chamond et plus encore le char léger Renault FT17 offre de
nouvelles possibilités aux armes françaises.
Cependant, cette théorisation des chars comme accompagnement d’infanterie porte déjà en elle, le fruit de la
discorde sur l’utilisation des blindés lors du second conflit mondial.
Cette première partie nous présente l’armée de terre française de 1918 à 1939. Il est en effet intéressant de
comparer la structure militaire de la France lors des deux conflits majeurs qui ont marqués ce 20ème siècle et de saisir
aussi la place et l’importance de l’armée en temps de paix ainsi que son organisation.
Cet ensemble peut-être considéré comme une vaste introduction au sujet qui nous concerne, mais se situe
surtout comme la base de référence de nos travaux sur l’armée de terre française de 1939-1940.
- Nous verrons tout d’abord dans un premier chapitre, ce qu’est cette armée de terre française par son
organisation territoriale et ses éléments organiques en août 1914 et en novembre 1918 pour nous pencher
ensuite sur les conséquences de la 1ère guerre mondiale, et ce qu’elles induisent sur l’état d’esprit des chefs
militaires et de leurs initiatives.
- Le deuxième chapitre traite de l’armée d’active de l’entre-deux guerre, qu’elle soit de métropole ou des
colonies et territoires d’outre-mer, dans son organisation administrative ainsi que divisionnaire. Nous verrons
que l’organisation territoriale de 1939 ne diffère que peu de celle de 1914.
2
I – L’armée de terre de 1914 a 1918 et la France de l’entre-deux guerre.
L’armée de terre en août 1914 est structurée en cinq grands ensembles de commandement combinés de
manière hiérarchique et pyramidale. _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:32 | |
| Les deux derniers échelons existent de manière permanentes en temps de paix comme en temps de guerre. Les
trois premiers ensembles sont mis sur pied à la déclaration de guerre ou lorsque le besoin s’en fait sentir, cependant ils
sont prévus dès le temps de paix :
® le Grand Quartier Général (c’est l’état-major du généralissime, commandant les armées françaises et autres
troupes étrangères sous commandement français), l’organisation de ce Grand Quartier Général est établi
selon le décret ministériel du 28 juillet 1911.
® les groupes d’armées,
® les armées,
® les corps d’armées et corps de cavalerie,
® les divisions d’infanterie et divisions de cavalerie (montées ou à pied).
A – Le groupe d’armées.
En temps de paix et pendant les premières semaines des hostilités, le groupe d’armées n’existe pas, il est
pourtant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (règlement sur la conduite des grandes unités). Le commandement de
ces groupes d’armées est assumé dès le temps de paix par un officier général issu du « conseil supérieur de la Guerre ».
Ce « conseil supérieur de la Guerre », mis sur pied au cours du 19ème siècle et remanié par Freycinet en 1888,
compte une douzaine d’officiers généraux désigné pour la responsabilité du commandement des armées et groupes
d’armées en campagne.
Le décret du 28 octobre 1913 expose que le groupe d’armées est un « ensemble d’armées dont les opérations
sont liées entre elles par les plans du Général en Chef » dans le but « d’imposer à l’ennemi la bataille générale dans des
conditions susceptibles d’entraîner des résultats décisifs pour l’issue de la guerre ».
Le premier groupe d’armées (groupe d’armées Nord) est créé le 4 octobre 1914 sous le commandement du
Général Foch. Cinq autres groupes d’armées seront mis sur pied au cours de la Grande Guerre dont deux sous
commandements alliés :
® le groupe d’armées Centre,
® le groupe d’armées Est,
® le groupe d’armées de réserve ou de rupture,
® le groupe d’armées des Flandres (sous commandement belge),
® le « British Expeditionnary Forces » (sous commandement anglais).
Le groupe d’armées n’est donc qu’un organe de commandement et de décision. Il ne compte pas de troupes
combattantes en son sein mais possède des moyens de transmissions pour diriger les échelons subalternes et des
services divers.
3
B – L’armée.
La manoeuvre stratégique pensée au niveau du Grand Quartier Général et du Groupe d’armée est appliquée par
l’échelon inférieur qu’est l’état-major d’armée. Le commandement de l’armée dirige les opérations sur le champ de
bataille par l’intermédiaire des unités de cavalerie et d’infanterie qu’il a sous ses ordres.
De la même façon que le groupe d’armées, l’état-major d’armée n’existe pas en temps de paix. Il est cependant
prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (vu au paragraphe précédent). Les officiers généraux commandant les armées
sont issus du « conseil supérieur de la Guerre ».
L’armée est composée d’un état-major et d’éléments organiques d’armées (E.O.A) regroupant les armes de
l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie et de service. De manière hiérarchique, l’armée dépend du groupe d’armées,
mais a autorité sur les corps d’armées mis à sa disposition.
Lors de l’attaque allemande en août 1914, le Grand quartier général déclenche le plan XVII (plan de réaction à
l’attaque allemande), cinq armées (1ère à 5ème) sont créées et mises sur le pied de guerre. Neuf autres armées sont créées
au cours du conflit, deux sont dissoutes, leurs numéros repris par d’autres corps.
® 1ère armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918 _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
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| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:32 | |
| ® 2ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918
® 3ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918
® 4ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918
® 5ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918
® 6ème armée : 26 août 1914 – 11 novembre 1918
® 7ème armée
1
: 04 avril 1915 – 11 novembre 1918
® 8ème armée
2
: 16 novembre 1914 – 04 avril 1915
® 8ème armée
3
02 janvier 1917 – 11 novembre 1918
® 9ème armée
4
: 05 septembre 1914 – 05 octobre 1914
® 9ème armée 06 juillet 1918 – 07 août 1918
® 10ème armée
5
: 05 octobre 1914 – 11 novembre 1918
® Armée des Alpes
6
: 10 août 1914 – 17 août 1914
® Armée d’Alsace
7
: 10 août 1914 – 28 août 1914
® Armée de Lorraine : 17 août 1914 – 27 août 1914
® Armée d’Orient : 03 octobre 1915 – 11 août 1916
1 Détachement d'armée des Vosges, ou Détachement d'armée Putz, du 08 décembre 1914 au 04 avril 1915. 7ème armée à partir du 04 avril 1915.
2 Détachement d'armée de Belgique du 22 octobre 1914 au 16 novembre 1914. 8ème armée du 16 novembre 1914 au 04 avril 1915. Détachement
d'armée de Belgique du 04 avril 1915 au 22 mai 1915.
3 Détachement d'armée de Lorraine du 11 mars 1915 au 02 janvier 19178. 8ème armée à partir du 02 janvier 1917.
4 Détachement d'armée Foch du 29 août 1914 au 05 septembre 1914. 9ème armée à partir du 05 septembre 1914.
5 Détachement d'armée de Maud'huy du 01 octobre 1914 au 05 octobre 1914. 10ème armée à partir du 05 octobre 1914.
6 Appelée aussi armée de Lyon. Inspection du « Sud-est » à partir du 03 août 1914.
7 Devient Groupement des Vosges le 28 août 1914.
4
C – Le corps d’armée et le corps de cavalerie.
Les corps d’armées d’infanterie existent en temps de paix sous la forme de régions militaires. Dix huit régions
militaires sont mises sur pied en vertu de la loi du 24 juillet 1873 et du décret ministériel du 06 août 1874.
Le 28 septembre 1873 est créé en Algérie le 19ème corps d’armée. La loi du 05 décembre 1897 et le décret
ministériel du 08 février 1898 créent une 20ème région militaire, mise sur pied dans l’est de la France. Le 22 décembre
1913, on dénombre vingt régions militaires en métropole et le 19ème corps d’armée en Afrique du Nord.
On compte également un corps d’armée colonial et le gouvernement militaire de Paris. A la déclaration de
guerre, les corps d’armée sont intégrés dans les armées et prennent le chemin de la frontière du Nord-Est.
1 – Répartition des corps d’armée sur le territoire métropolitain.
- 1er Corps d’armée : Lille
(E.M : 1ère et 2ème D.I)
- Nord
- Pas de Calais
- 3ème Corps d’armée : Rouen
(E.M : 5ème D.I)
- Calvados
- Eure
- Seine inférieure
- 5ème Corps d’armée : Orléans
(E.M : 9ème D.I + 7ème D.C)
- Loiret
- Loir et Cher _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
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| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:33 | |
| - Seine et Marne
- Yonne
- 7ème Corps d’armée : Besançon
(E.M : 14ème et 41ème D.I)
- Ain
- Haute – Saône
- Jura
- Territoire de Belfort
- 9ème Corps d’armée : Tours
(E.M : 17ème et 18ème D.I + 9ème D .C)
- Deux Sèvres
- Indre
- Indre et Loire
- Maine et Loire
- Vienne
- 2ème Corps d’armée : Amiens
(E.M : 3ème et 4ème D.I + 3ème D.C)
- Aisne
- Oise
- Somme
- 4ème Corps d’armée : Le Mans
(E.M : 7ème et 8ème D.I)
- Eure et Loir
- Mayenne
- Orne
- Sarthe
- 6ème Corps d’armée : Chalons sur Marne
(E.M : 12ème, 40ème et 42ème D.I + 4ème et 5ème D.C)
- Ardennes
- Marne
- Meuse
- Meurthe et Moselle
- 8ème Corps d’armée : Bourges
(E.M : 15ème et 16ème D.I + 8ème D.C)
- Cher
- Côte d’Or
- Nièvre
- Saône et Loire
- 10ème Corps d’armée : Rennes
(E.M : 19ème et 20ème D.I)
- Côte du Nord
- Ile et Vilaine
- Manche
1 Le corps d’armée colonial a autorité sur les trois divisons d’infanterie coloniale cantonnées à Brest (3ème division d’infanterie coloniale), Paris (1ère
division d’infanterie coloniale) et Toulon (2ème division d’infanterie coloniale). Les trois régiments d’artillerie coloniale sont sous le commandement
de la brigade d’artillerie coloniale sise à Paris, en fait seul le 3ème régiment d’artillerie coloniale se trouve dans la région parisienne (Vincennes). Le 1er
régiment d’artillerie coloniale est basé à Lorient alors que le 2ème régiment d’artillerie coloniale stationne à Cherbourg et Brest. Tous les services
dévolus au corps d’armée colonial sont affectés à Paris. Seuls la section d’infirmiers militaires des troupes coloniales de Marseille et le dépôt des
isolés des troupes coloniales de Marseille (avec annexe à Bordeaux et Saint-Nazaire) ne demeurent pas en région parisienne.
5
- 11ème Corps d’armée : Nantes
(E.M : 21ème et 22ème D.I)
- Finistère
- Loire inférieure
- Morbihan
- Vendée _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
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| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:33 | |
| - 13ème Corps d’armée : Clermont-Ferrand
(E.M : 25ème et 26ème D.I)
- Allier
- Cantal
- Haute – Loire
- Loire
- Puy de Dôme
- 15ème Corps d’armée : Marseille
(E.M : 29ème et 30ème D.I)
- Alpes Maritimes
- Ardèche
- Basses Alpes
- Bouches du Rhône
- Corse
- Gard
- Var
- Vaucluse
- 17ème Corps d’armée : Toulouse
(E.M : 33ème et 34ème D.I)
- Ariège
- Haute Garonne
- Gers
- Lot
- Lot et Garonne
- Tarn et Garonne
- 20ème Corps d’armée : Nancy
(E.M : 11ème et 39ème D.I + 2ème D.C)
- Aube
- Haute Meuse
- Meurthe et Moselle
- Vosges
- Corps d’armée colonial : Paris
(E.M : 1ère, 2ème et 3ème D.I.C 1)
- Brest
- Paris
- Toulon
- 12ème Corps d’armée : Limoges
(E.M : 23ème et 24ème D.I + 10ème D.C)
- Charente
- Corrèze
- Creuse
- Dordogne
- Haute – Vienne
- 14ème Corps d’armée : Lyon
(E.M : 27ème et 28ème D.I + 6ème D.C)
- Basses – Alpes
- Drôme
- Hautes – Alpes
- Haute – Savoie
- Isère
- Rhône
- Savoie
- 16ème Corps d’armée : Montpellier
(E.M : 31ème et 32ème D.I)
- Aude
- Aveyron
- Hérault
- Lozère
- Pyrénées Orientales _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
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| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:33 | |
| - Tarn
- 18ème Corps d’armée : Bordeaux
(E.M : 35ème et 36ème D.I)
- Charente Inférieure
- Gironde
- Landes
- Basses Pyrénées
- Hautes Pyrénées
- 21ème Corps d’armée : Toul
(E.M : 13ème et 43ème D.I)
- Haute – Marne
- Vosges
- Gouvernement militaire de Paris : Paris
(E.M : 6ème, 10ème D.I + 1ère D.C)
- Seine
- Seine et Oise
En théorie, chaque corps d’armée est composé d’un état-major de corps, de deux états-majors de divisions
d’infanterie. Ces deux unités ont une infanterie de type binaire, à deux brigades de deux régiments d’infanterie chacune.
S’y ajoute une brigade à trois régiments d’artillerie de campagne, d’un régiment de cavalerie et les services. Il convient
cependant d’y ajouter les unités constituant les dix divisions de cavalerie.
6
Le corps colonial engerbe les trois divisions d’infanterie coloniales, cependant celles-ci sont réparties entre le
gouvernement militaire de Paris, la 10ème région militaire de Rennes et 16ème région militaire de Montpellier. Le corps
de cavalerie n’existe pas en temps de paix, il est créé en application du plan de mobilisation appelé « plan XVII », il
remplit les mêmes fonctions qu’un corps d’infanterie.
Durant le conflit, en sus des vingt corps d’armées d’infanterie métropolitains, du 19ème corps d’armées
d’Algérie, du corps colonial et du corps de cavalerie précédemment cités, sont créés onze corps d’armées, un corps
colonial et deux corps de cavalerie. A la fin du conflit, il reste en ligne trente corps d’armées, deux corps coloniaux et
deux corps de cavalerie.
2 – Composition du corps d’armée d’infanterie.
a - Le corps d’armée en 1914.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant le corps d’armée.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- deux régiments d’infanterie de réserve (à deux bataillons par régiment),
- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés1,
- un régiment d’artillerie à quatre groupes de 75 mm modèle 1897,
- quatre compagnies de génie :
. deux compagnies de Sapeurs mineurs,
. une compagnie d’équipage de pont,
. une compagnie de parc,
- un détachement télégraphique,
- une section de projecteur.
® SERVICES :
- Parc d’artillerie du corps :
. une équipe mobile de réparation,
. dix sections de munitions d’artillerie,
. quatre sections de munitions d’infanterie. _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:34 | |
| - Intendance :
. un groupe d’exploitation,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande,
. deux sections de convoi administratif.
- Santé :
. un groupe de brancardiers du corps,
. huit ambulances,
. six sections d’hospitalisation,
. une section sanitaire automobile.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes – détachement de remonte mobile – train
hippomobile.
1 S’y ajoute deux escadrons de cavalerie montée rattachés pour emploi aux deux divisions d’infanterie de rattachement.
7
b – le corps d’armée en 1918.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant le corps d’armée.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- un bataillon territorial de mitrailleurs,
- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés,
- un régiment d’artillerie lourde longue à deux groupes de 155 mm,
- trois compagnies de génie :
. deux compagnies de Sapeurs mineurs,
. une compagnie d’équipage de pont,
- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,
- deux à trois escadrilles d’observation,
- une à deux compagnies d’aérostiers.
® SERVICES :
- Parc d’artillerie du corps :
. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,
. une section de munitions hippomobile,
. une section de munitions automobile.
- Train :
. une compagnie hippomobile,
. une compagnie automobile.
- Intendance :
. un groupe d’exploitation,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande.
- Santé :
. un groupe sanitaire du corps :
. deux ambulances chirurgicales légères,
. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,
. une section hygiène, lavage, désinfection.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
8
3 – Composition du corps de cavalerie.
a - le corps de cavalerie en 1914.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant le corps de cavalerie.
Général commandant la cavalerie.
Colonel commandant l’infanterie.
Colonel commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Détachement télégraphique.
® TROUPES :
- un groupe d’artillerie à cheval à trois groupes de 75 mm modèle 1897,
- un groupe de chasseurs cyclistes,
- une section de mitrailleuses
- un détachement de sapeurs cyclistes,
- un détachement télégraphique.
b – le corps de cavalerie en 1918.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant le corps de cavalerie.
Général commandant la cavalerie.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- un groupe d’auto-canons,
- un régiment d’artillerie à deux groupes de 75 mm et un de 105 mm,
- trois compagnies de génie :
. deux compagnies de sapeurs mineurs,
. une compagnie d’équipage de pont,
- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,
- trois escadrilles d’observation,
- deux compagnies d’aérostiers.
® SERVICES :
- Parc d’artillerie du corps :
. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,
. une section de munitions hippomobile,
. une section de munitions automobile.
- Train :
. deux compagnies automobiles.
- Intendance :
. un groupe d’exploitation,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande.
9
- Santé :
. un groupe sanitaire du corps :
. deux ambulances chirurgicales légères,
. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,
. une section hygiène, lavage, désinfection.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
10
D – Les divisions d’infanterie et de cavalerie.
La division d’infanterie type que nous étudierons en détail dans le quatrième chapitre de cette étude sur les
grandes unités de l’armée de terre française en 1939-1940, trouve son origine et sa structure dans les évolutions
organiques des troupes lors du premier conflit mondial.
En effet la division d’infanterie française a vu sa structure, basée sur le règlement du service en campagne du
02 décembre 1913, passer d’une structure monolithique à une base plus souple avec la suppression des deux brigades à
deux régiments d’infanterie et ses services prélevés sur le corps d’armées dont il dépend. Dès lors, elle possède trois
régiments d’infanterie indépendants et des services propres et fournis, aptes à suivre le gros de la troupe.
En 1914, il existe quarante et une divisions d’infanterie métropolitaines, trois divisions d’infanterie nordafricaines
en Algérie et trois divisions d’infanterie coloniales. Seront créées pendant les premiers mois du conflit, vingt _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
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| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:34 | |
| cinq divisions de réserve, douze divisions territoriales.
En janvier 1915, les effectifs sont de quarante neufs divisions d’active, vingt trois divisions de réserve et treize
divisions territoriales.
Fin 1916, on décompte cent sept divisions d’active ou de réserve et sept territoriales. L’année qui suit, le
nombre des divisions atteint son maximum avec un total de cent treize divisions d’active ou de réserve et une
territoriale.
La division de cavalerie qui a souvent combattu à pied lors du conflit dans les tranchées, retrouve son allant à
la fin du conflit lors des grandes offensives de 1918.
Sur les dix divisions de 1914, seules six divisions sont encore en selles, deux divisions montées sont
transformées en divisions de cavalerie à pied (sur le même type que la division d’infanterie), deux autres sont dissoutes.
En novembre 1918, les armées alliées sont sous commandement français. Outre les armées du Royaume-Uni,
de la Belgique, de l’Italie, des Etats-Unis et autres troupes mineures, l’armée française regroupe cent dix divisions
d’infanterie (dont sept coloniales, deux marocaines, une polonaise et une territoriale défendant Paris), quatre divisions
de cavalerie à pied et six divisions de cavalerie montée.
1 – Composition de la division d’infanterie.
a – la division d’infanterie en 1914.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant la division.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- deux brigades d’infanterie (deux régiments d’infanterie chacune),
- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,
- un escadron du régiment de cavalerie du corps,
- une compagnie de sapeurs mineurs.
® SERVICES :
- Train :
. deux compagnies hippomobiles.
11
- Intendance :
. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande.
- Santé :
. un groupe de brancardiers divisionnaires,
. une à deux ambulances prélevées sur le corps.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
b – la division d’infanterie en 1918.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant la division.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- trois régiments d’infanterie,
- un centre d’instruction divisionnaire,
- un bataillon de pionniers,
- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,
- un groupe d’artillerie de 155 mm modèle 1916 (indépendant),
- deux compagnies de sapeurs mineurs et un détachement radiotélégraphie.
® SERVICES :
- Parc d’artillerie divisionnaire :
. une section de munitions d’infanterie,
. une section hippomobile de munitions d’artillerie (75 mm),
. une section automobile de munitions d’artillerie (155 mm),
. une équipe de réparation divisionnaire.
- Train :
. une compagnie hippomobile,
. une compagnie automobile.
- Intendance :
. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande.
- Santé :
. un groupe de brancardiers divisionnaires,
. une ambulance chirurgicale légère,
. un groupe sanitaire de ravitaillement automobile,
. une section hygiène, lavage, désinfection.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
12
2 – Composition de la division de cavalerie.
a – la division de cavalerie en 1914.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant la division.
Général commandant la cavalerie.
Colonel commandant l’infanterie.
Colonel commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Détachement télégraphique.
® TROUPES :
- trois brigades de deux régiments montés,
- un groupe cycliste de chasseurs à pied,
- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,
- une section de sapeurs cyclistes,
- un détachement télégraphique et deux escadrilles d’observation.
® SERVICES :
- Train :
. un détachement de commis et d’ouvriers d’administration.
- Santé :
. une ambulance divisionnaire.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
b – la division de cavalerie en 1918.
® QUARTIER GENERAL :
Général commandant la division.
Général commandant la cavalerie.
Général commandant l’infanterie.
Général commandant l’artillerie.
Chef d’état-major et état-major.
Commandant des troupes et direction des services.
Unité de quartier général.
® TROUPES :
- trois brigades de deux régiments montés,
- deux groupes d’automitrailleuses,
- un groupe cycliste,
- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,
- une compagnie de sapeurs cyclistes,
- un détachement télégraphique,
- une escadrille d’observation.
13 _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 11:35 | |
| je posterer le reste plus tard a+ _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 14:08 | |
| | une précision cependant, le Train n'est pas un service mais une arme à part entière.... et ce bien avant la 1ere guerre mondiale. |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 15:25 | |
| ® SERVICES :
- Parc d’artillerie divisionnaire :
. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,
. une section de munitions hippomobile,
. une section de munitions automobile.
- Train :
. deux compagnies automobiles.
- Intendance :
. un groupe d’exploitation divisionnaire,
. un troupeau de bétail,
. une compagnie de ravitaillement en viande.
- Santé :
. un groupe sanitaire divisionnaire :
. deux ambulances chirurgicales légères,
. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,
. une section hygiène, lavage, désinfection.
+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.
14
E – Les conséquences de la 1ère guerre mondiale.
Notre pays est certes vainqueur sur le plan militaire, l’armée française est considérée par les experts militaires
comme la plus forte au monde et nos armements équipent de nombreux pays. Le canon de 75 et le char léger Renault
FT17 en sont les meilleurs exemples.
Notre organisation divisionnaire d’infanterie est adoptée par de nombreuses armées étrangères, l’état-major
envoie dans les nouveaux pays balkaniques des conseillers militaires qui mettent sur pied de jeunes armées.
Il en va de même pour la Pologne qui, renaissant de ses cendres, doit combattre à la fois contre les
particularismes régionaux des ex-territoires allemands et contre l’armée rouge qui cherche à reconquérir les territoires
perdus lors de la signature de l’Armistice entre l’Allemagne et la Russie soviétique.
C’est le Général Weygand, à l’appel du Maréchal Pidulsky, qui repousse les troupes « rouges » de Lénine en
prenant une part active dans l’élaboration de la stratégie militaire polonaise et la direction des troupes polonaises.
Cependant en France, les lendemains de l’Armistice ne sont pas joyeux. Notre frontière Nord n’est qu’un amas
de gravats, un million de jeunes français n'est pas rentré du front et trop de soldats sont marqués dans leur chair ; ce sont
les « gueules cassées ».
Notre pays cherche à revenir cependant aux années dorées d’avant guerre, ce sont les « années folles » mais
rien ne peut effacer les traumatisme de ce premier conflit mondial.
1 – Les conséquences humaines.
Le conflit coûte à la France un million trois cent mille hommes tués ou disparus (10% de la population active
masculine en 1914), auxquels on ajoute les trois millions de blessés dont un million d’invalides. Ce premier conflit
mondial a fait que la France a mobilisé tous les français en âge de porter les armes.
Les tactiques offensives portées à l’outrance dans des missions « suicides » pour des gains territoriaux minimes
ont fait que de trop nombreux français sont morts sur les champs de bataille. C’est la France qui a le plus souffert,
proportionnellement à sa population. Il faut encore y ajouter la surmortalité de guerre, conséquence des déplorables
conditions d’hygiène, aux restrictions en tout genre et aux maladies infectieuses comme la grippe espagnole en 1918.
La guerre qui ne doit durer en ce mois d’août 1914 que quelques semaines tout au plus et qui doit être fraîche
et joyeuse, se termine le 11 novembre 1918, par un Armistice signé en forêt de Rethondes. Elle laisse le pays hagard
même si l’on fête la victoire tant espérée.
Une pratique, qui trouve son origine dans le conflit de 1870-1871, se généralise dans le pays. On érige sur la
place du village un mémorial pour y inscrire les noms des fils, des pères ou des cousins qui ne rentrent pas. De
nombreuses familles sont complètement décimées, c’est toute la jeune génération qui est touchée, les hommes en âge de
se marier manquent, et de trop nombreuses jeunes femmes sont veuves.
La guerre provoque un déficit des naissances dû au fait que les hommes en âge de procréer sont au front, ceci
entraîne pendant des années un phénomène de « classe creuse » (Voir le troisième paragraphe)
2 – Les conséquences matérielles.
En sus des pertes humaines, le Nord-est du pays est ravagé par quatre années de conflit. Ce ne sont pas moins
de dix-neuf départements qui sont déclarés sinistrés, des centaines de villages sont détruits en totalité et ne peuvent être
reconstruits pour des raisons de sécurité ou par le fait qu’il n’y a plus personnes pour y habiter.
L’économie de ces régions est totalement désorganisée, il n’y a plus de service, les personnes logent dans des
ruines.
Six cent mille maisons et vingt mille usines sont endommagées, cinq milles kilomètres de voies ferrées et
cinquante-trois milles kilomètres de routes rendues inutilisables, trois millions d’hectares de terres agricoles devenues
impropres aux cultures.
15
Dans le bassin houiller du Pas-de-calais, les mines sont noyées volontairement par les Allemands lors des
offensives alliées de 1918, l’agriculture est en crise, il n’y a plus d’hommes pour s’occuper des champs, ce sont les
femmes et les enfants qui travaillent. L’indice de la production industrielle chute de 45 % entre 1914 et 1921 et le
niveau de 1913 ne pourra être retrouvé qu’en 1923.
Après la guerre de mouvement des premières semaines du conflit, le front se stabilise de la Mer du Nord à la
frontière suisse. On s’installe dans des tranchées plus ou moins sommaires, et le front ne bouge plus que de quelques
kilomètres tout au plus pendant ces quatre ans.
Cette zone, de cinq cents kilomètres de long, large de dix à vingt-cinq, est appelée « la ligne rouge », elle est
truffée de toutes sortes d’engins explosifs. Il faudra seize ans pour reconstruire ce que quatre années ont détruit.
Lors de la signature de la paix en 1919, l’Allemagne doit d’énormes réparations aux alliés et particulièrement à
la France (cent trente deux milliards de marks or à verser en trente annuités). Cette dernière occupe la Sarre lors des
premiers problèmes de paiement.
Le budget du pays compte sur cette manne monétaire, en sus le franc germinal a perdu les trois quarts de sa
valeur, les stocks d’or ont fondu, une grande partie a servi à payer les commandes faites aux Etats-Unis. C’est donc un
pays en pleine crise économique qu’il s’agit de faire redémarrer, car chacun souhaite retrouver le niveau de vie d’avant
guerre.
3 – Les classes creuses.
A partir de 1934, la France connaît une grave crise d’effectifs d’hommes du contingent, due à la chute des
naissances au cours de la Grande Guerre. Cette année là, le déficit n’est que de cinq milles hommes sur un contingent
moyen de deux cent quarante milles appelés, mais les années 1935 à 1939 marquent une baisse dramatique du nombre
d’hommes incorporables, avec une moyenne annuelle de cent quarante milles hommes seulement.
En réponse aux évènements internationaux de 1935, la chambre française vote le prolongement jusqu’à deux
ans du service militaire ce qui règle le problème des classes creuses, mais le 03 septembre 1939, ce sont cinq cent mille
hommes de vingt à vingt-cinq ans qui manquent dans les rangs.
De 1918 à 1939, la politique militaire française passe d’une action offensive à une doctrine défensive qui se
symbolise à partir de 1934 par la ligne défensive qui porte le nom du ministre de la guerre de l’époque : la Ligne
Maginot.
Le traumatisme des offensives à outrances du premier conflit mondial lié à la dénatalité de guerre provoque un
rejet des actions offensives pour une politique attentiste derrière un mur infranchissable qui dans les plans de l’Etatmajor
va de la Mer du Nord à la Méditerranée.
L’armée de terre voit ses effectifs fondre comme neige au soleil à la fin des années 20. Les divisions
d’infanterie au nombre de quarante-trois en 1920 passe à trente-deux puis à vingt en 1928. _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 15:25 | |
| La mécanisation, amorcée lors de la Grande Guerre s’émousse, les chars ne progressent que peu dans leur
emploi comme dans leurs performances, la cavalerie faute de crédits et de politique claire navigue entre deux eaux, de
nombreux régiments sont dissous.
A partir de 1935, la donne change avec l’arrivée d’Adolf Hitler comme chancelier en Allemagne puis le
réarmement et la réorganisation de la Reichwehrs1 en Wehrmacht2. L’armée française amorce un changement de cap
vers un renouveau de l’arme, mais l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 la trouve en pleine
réorganisation et elle s’écroulera non sans avoir combattu le 25 juin 1940.
1 La Reichwehrs est la dénomination de l’armée de la république allemande dite de « Weimar ».
2 La Wehrmacht est la dénomination de l’armée allemande après la prise de pouvoir par le chancelier puis « Führer » Adolf Hitler.
16
II – Articulation de l’armée de terre en temps de paix.
En août 1939, la France est une démocratie parlementaire fondée aux lendemains douloureux de la défaite de
1871. Cette République, IIIème du nom, vieille de soixante-huit ans, s’est installée comme le pouvoir légitime dans notre
pays à la fin du XIXème siècle et s’est affirmée par la victoire de novembre 1918.
Le prestige de la France en ce début du 20ème siècle est à la fois politique et militaire, la perte de l’Alsace-
Lorraine est effacée, l’armée impériale est dissoute, le IIème Empire allemand est mis à terre, la France a lavé dans le
sang la défaite de 1871, grâce à des chefs militaires de premier ordre et à nos armes forgées dans la revanche, à l’image
du canon de 75.
L’armée de terre française est repensée après le désastre de la guerre de 1870-1871. L’armée du second empire,
est dissoute par l’infortune des armes et par la volonté des nouveaux dirigeants républicains d’établir un nouvel ordre
social, économique et militaire. Cette nouvelle armée de la République se repense a tous les niveaux par la refonte de
ses corps de commandement et de ses unités d’infanterie et de cavalerie, puis pose le principe du service national voté à
la chambre des députés en 1872.
C’est ainsi que le 02 août 1914, l’armée de terre représente une force non négligeable de cent-soixante-treize
régiments d’infanterie métropolitains, quatre-vingt-un régiments de cavalerie métropolitains, soixante-quinze régiments
d’artillerie de campagne, à pied et de montagne, huit régiments de génie à nombre variable de bataillons et un nombre
conséquent d’unités de soutien et de commandement. Toutes ces unités se regroupent en vingt corps d’armée, quarante
et une divisions d’infanterie1 et dix divisions de cavalerie.
En novembre 1918, la France sort exsangue de la Grande Guerre, mais son armée est celle de la victoire. Son
principe d’universalité quant à son système de conscription lui a permis d’étoffer ses troupes d’active et d’avoir de
nombreuses unités de première ligne et de réserve. L’après guerre, cependant, au vue de la conjoncture économique, est
l’époque de la restriction et des désillusions.
En dix ans, le nombre de divisions d’infanterie métropolitaines passe de quarante-trois unités à vingt. Cette
diminution est due à la baisse de la natalité, la réduction de la durée du service militaire et le développement des unités
de forteresse. Cependant, l’Empire colonial fournit des troupes et en 1939, nous disposons de quatre divisions
d’infanterie nord-africaines, de quatre divisions d’infanterie coloniales et de deux brigades de Spahis sur le sol
métropolitain.
En Afrique du Nord, les troupes nord-africaines et sénégalaises côtoient les troupes européennes des régiments
de Zouaves et de la Légion étrangère. Le dispositif militaire est important face à une double menace potentielle, les
espagnols en Espagne et les Italiens en Libye. Les premiers possèdent des territoires au Maroc et les seconds visent à
intégrer la Tunisie dans leur zone d’influence.
Au Levant dont nous sommes les mandataires depuis la dislocation de l’Empire Ottoman et en Indochine qui
est un protectorat, nous possédons des troupes de souveraineté conjointement à des troupes indigènes organisées et
encadrées par nos soins. L’Afrique noire et la corne de l’est africain possèdent des unités coloniales de souveraineté,
ainsi que les territoires des Caraïbes et du Pacifique.
Notre chapitre se divise en cinq ensembles, nous traiterons tout d’abord du service militaire et de son histoire
pour ensuite parcourir en quatre vues le dispositif militaire de l’armée de terre en métropole et dans les différentes
colonies et territoires dépendants.
1 S’y ajoute un corps d’armée colonial et trois divisions d’infanterie coloniales en France métropolitaine, le 19ème corps d’armée d’Algérie avec trois
divisions d’infanterie, les diverses troupes du Maroc et de Tunisie, sans compter toutes les unités des diverses colonies d’Afrique et d’Asie.
17
A – Historique du service militaire.
C’est la loi Jourdan du 19 fructidor An VI (05 septembre 1798) qui pose le principe de la conscription et du
service militaire moderne, puisqu’elle oblige tous les français mâles de 21 à 25 ans à s’inscrire sur les registres
communaux. Elle reste en vigueur sous les différents régimes de la période révolutionnaire et du Ier Empire.
La loi de Gouvion Saint-Cyr votée le 10 mars 1818 impose le recrutement d’un contingent de quarante milles
hommes et permet le système de remplacement qui était prévu par une loi votée en 1802. La durée du service est de six
ans, puis les conscrits sont versés dans la réserve. En 1829, la durée du service passe à huit ans. Jusqu’en 1872, diverses
lois vont contribuer à organiser un service militaire où il est possible de payer pour les années que l’on ne veut pas faire.
La loi Thiers du 27 juillet 1872, rapportée par le marquis de Chasseloup-Laubat définit le service militaire
comme « une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderai
pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale ».
Il y a obligation pour tous les citoyens français d’une période de vingt ans tirés au sort, le remplacement est
abrogé, mais diverses exemption comme le soutien de famille sont tolérées. Le service militaire se décompose en quatre
phases :
® cinq ans dans l’armée active,
® quatre ans dans la réserve d’active,
® cinq ans dans l’armée territoriale,
® six ans dans la réserve territoriale.
La loi Freycinet du 15 juillet 1889, redéfinit le tirage au sort et réduit le service à trois ans. Par la loi du 21
mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), le législateur abroge le tirage au sort et impose un service militaire personnel et
obligatoire pour tous d’une durée de deux ans. Toute dispense est exclue. Un sursis est possible dans certains cas. Le 07
août 1913, la durée du service passe de deux à trois ans, pour pouvoir disposer d’un corps de troupe étoffé face à
l’Allemagne.
Sa réduction intervient le 23 avril 1923 par un vote du Parlement, il passe alors à dix huit mois. Ceci
correspond à une armée de terre de trente deux divisions d’infanterie métropolitaines et six de cavalerie. Cette loi sur le
service militaire apporte deux grandes innovations :
® La disponibilité : les conscrits peuvent être appelés dans les deux ans qui suivent leur service, pour
permettre la mise sur pied sans mobilisation des troupes de couverture. Cette mesure est mise en exécution
pendant le crise des Sudètes.
® Les réserves : Chaque soldat est appelé dans la réserve à la fin de son service, il doit vingt huit années
d’obligations militaires tout d’abord dans la première réserve jusqu’à quarante ans puis dans la deuxième
réserve jusqu’à quarante huit ans. Ainsi notre armée dispose de deux types d’unités de réserve, les unités
de « série A » constituées des éléments de la première réserve et les unités de « série B » constituées des
éléments de la deuxième réserve.
Ces deux mesures améliorent la qualité du contingent grâce aux périodes d’exercices (huit semaines jusqu’à
quarante ans), alliés aux élèves officiers de réserve. Ces derniers permettront à l’armée mobilisée de disposer de cadres
de complément. Les gendarmes, par leur statut de sous-officier datant des premières années du 20ème siècle, servent au
moment de la mobilisation de cadres de complément pour les formations de réserve.
En 1928, le service militaire passe à douze mois, l’armée de terre se réorganisera ensuite autour de vingt
divisions d’infanterie métropolitaines et cinq de cavalerie. On puise alors dans les réserves humaines de notre Empire
Colonial pour lever de nouvelles troupes et créer de nouvelles divisions.
18
B – Organisation hiérarchique du commandement militaire de l’armée de terre .
En août 1939, l’armée de terre sur le territoire métropolitain se trouve sous les ordres du chef d’état-major de la
défense nationale, le Général Maurice Gamelin. Il est lui-même aux ordres du président du Conseil et ministre de la
défense nationale, Monsieur Edouard Daladier.
Le chef des armées selon les lois constituantes de 1875 est le Président de la République. C’est Monsieur
Albert Lebrun qui est alors en poste depuis 1932.
Mais c’est en fait le Parlement qui décide de déclarer la guerre ou des options à prendre puisque le
gouvernement est responsable devant les députés et sénateurs.
19
C – L’organisation de l’armée de terre en août 1939 en métropole.
Comme nous avons pu le voir dans le premier chapitre de cette partie, l’articulation de la France métropolitaine
en dix-huit régions militaires est instituée par la loi du 24 juillet 1873.
Le 22 décembre 1913 sont créées deux régions militaires supplémentaires par réorganisation des régions
existantes. Ces régions s’articulent en subdivisions placées sous l’autorité d’un officier général.
Le corps d’armée n’existe pas en tant qu’unité constituée, c’est la région militaire qui gère les troupes placées
sur son domaine, elle est apte à mettre sur pied à la mobilisation des états-majors de corps d’armées et leurs éléments de
soutien ainsi que des troupes de réserve destinées à renforcer les grandes unités d’active.
Le 20 octobre 1919, une partie des régions se réorganise suite au retour de l’Alsace-Lorraine dans le giron
français. La région militaire de Paris est créée en 1923.
En 1935, la France métropolitaine s’ordonne en dix huit régions militaires suite à la dissolution des 10ème, 12ème
et 21ème régions militaires1. Fin août 1939, il existe vingt régions métropolitaines comprenant en globalité deux sortes
de forces :
® des forces de territoire destinées à la défense du territoire métropolitain :
- vingt divisions d’infanterie :
. dix divisions d’infanterie de type nord-est,
. sept divisions d’infanterie de type nord-est motorisé,
. trois divisions d’infanterie de type montagne,
- deux brigades de défense contre avions,
- trois divisions de cavalerie mixte,
- deux divisions légères mécaniques,
- trois groupements de cavalerie,
- six brigades blindées,
- un groupement tactique d’expérience.
® des forces mobiles aptes à défendre à la fois le territoire métropolitain et les possessions
d’outre-mer :
- quatre divisions d’infanterie nord-africaine,
- quatre divisions d’infanterie coloniale,
- deux brigades de Spahis.
Chaque région militaire gère plusieurs états-majors et diverses troupes métropolitaines sur son territoire, on
peut dénombrer ainsi :
® un état-major réduit de corps d’armée et ses services,
® un état-major de division d’infanterie d’active (de type nord-est – nord-est motorisé ou de montagne),
® trois régiments d’infanterie de divers types ou demi-brigades de chasseurs à pied,
® un régiment d’artillerie de campagne (à cinq groupes),
® une compagnie mixte du train des équipages,
® un régiment de cavalerie montée, mécanisée ou une unité de cavalerie motorisée. _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 15:26 | |
| 1 Les 10ème, 12ème et 21ème régions militaires sont dissoutes en 1935. La première est absorbée par les 4ème et 11ème régions militaires, la deuxième par
la 9ème région militaire et la troisième par les 6ème, 7ème et 20ème régions militaires. Les 10ème et 12ème régions militaires sont récréées en mai 1939 par
réorganisation des 6ème et 20ème régions militaires.
20
Il faut cependant ajouter à ces premières troupes les états-majors et les unités d’infanterie et d’artillerie des
huit divisions coloniales et nord-africaines et des cinq divisions de la cavalerie, des six brigades de chars d’infanterie,
de l’artillerie de réserve générale et de toutes les troupes de soutien, sans oublier toutes les unités de la Ligne Maginot :
® les quatre divisions coloniales
® les quatre divisions nord-africaines,
® les trois divisions de cavalerie
® les deux divisions légères mécaniques,
® les six brigades de chars de combat comprenant douze régiments de chars de combat,
® les deux brigades de Spahis,
® les douze régiments et trois demi-brigades d’infanterie des troupes de forteresse,
® les deux bataillons de chasseurs portés du « groupement tactique d’expérience »,
® toutes les unités d’artillerie servant dans la Ligne Maginot et à la réserve générale,
® les treize régiments de génie,
® les différents types de compagnies de soutien et les diverses troupes de service.
A niveau des effectifs sur le territoire métropolitain, l’état-major de l’armée de terre se renforce depuis 1935 et
voit ses effectifs augmenter d’années et années. Les troupes de l’empire colonial sont en renfort conséquent car elles
représentent près du dixième des troupes basées en métropole.
1935 1936 1937 1938 1939
- Sous-officiers et
hommes de troupe
français appelés
208 222 268 197 281 431 276 408 289 528
- Sous-officiers et
hommes de troupe
français A.D.L
71 960 69 418 83 345 86 479 89 979
- Sous-officiers et
hommes de troupe
indigènes
49 278 44 424 48 761 52 776 58 948
- Officiers 20 502 21 130 22 314 22 426 23 569
Total 349 962 403 169 435 851 438 089 462 024
21
1 - Répartition des régions militaires métropolitaines.
® 1ère Région militaire : Lille
( E.M : 1ère D.I.M)
- Nord
- Pas de Calais
® 3ème Région militaire : Rouen
(E.M : 5ème D.I.M)
- Calvados
- Eure
- Seine inférieure
® 5ème Région militaire : Orléans
(E.M : 9ème D.I.M + 1ère D.C)
- Cher
- Loiret
- Loir et Cher
- Nièvre
® 7ème Région militaire : Besançon
(E.M : 13ème et 14ème D.I)
- Doubs
- Haute – Marne (Partie)
- Haute – Saône
- Haut – Rhin
- Jura
- Territoire de Belfort
® 9ème Région militaire : Tours
(E.M : 23ème D.I + 3ème D.I.N.A + 5ème B.B)
- Deux Sèvres
- Indre
- Indre et Loire
- Maine et Loire
- Vienne
® 11ème Région militaire : Nantes
(E.M : 21ème D.I)
- Finistère
- Loire inférieure
- Morbihan
- Vendée
® 13ème Région militaire : Clermont-Ferrand
(E.M : 25ème D.I.M)
- Allier
- Cantal
- Corrèze (Partie)
- Creuse
® 2ème Région militaire : Amiens
(E.M : 3ème D.I.M + 1ère B.S + 3ème G.C)
- Aisne
- Ardennes (Partie)
- Oise
- Somme
® 4ème Région militaire : Le Mans
(E.M : 19ème D.I)
- Eure et Loir
- Mayenne
- Orne
- Sarthe
® 6ème Région militaire : Metz
(E.M : 12ème D.I.M + 42ème D.I + 2ème D.I.N.A
+ 1ère D.L.M + 3ème et 6ème B.B + 1er G.C)
- Marne
- Meuse
- Meurthe et Moselle (Partie)
- Moselle (Partie)
® 8ème Région militaire : Dijon
(E.M : 15ème D.I.M + 32ème B.D.C.A)
- Aube
- Côte d’Or
- Yonne
- Saône et Loire
® 10ème Région militaire : Rennes
(E.M : 19ème D.I)
- Côte du Nord
- Ile et Vilaine
- Manche
® 12ème Région militaire : Limoges
(E.M : 23ème D.I + 3ème D.I.N.A + 5ème B.B)
- Charente
- Corrèze (Partie)
- Dordogne
- Haute – Vienne
® 14ème Région militaire : Lyon
(E.M : 27ème D.I.A + 1ère D.I.N.A + 2ème B.S
+ 1ère B.B)
- Ain
- Drôme
- Hautes – Alpes
22
- Haute – Loire
- Loire
- Puy de Dôme
® 15ème Région militaire : Marseille
(E.M : 29ème D.I.A + 2ème D.I.C + 2ème G.C)
- Alpes Maritimes
- Ardèche
- Basses – Alpes
- Bouches du Rhône
- Corse
- Gard
- Var
- Vaucluse
® 17ème Région militaire : Toulouse
(E.M : 4ème D.I.C)
- Ariège
- Haute Garonne
- Gers
- Lot
- Lot et Garonne
- Tarn et Garonne
® 20ème Région militaire : Nancy
(E.M : 11ème et 43ème D.I + 4ème D.I.N.A +
2ème D.C + 2ème B.B + G.T.E)
- Bas – Rhin
- Haute – Marne (Partie)
- Meurthe et Moselle (Partie)
- Moselle (Partie)
- Vosges
- Haute – Savoie
- Isère
- Rhône
- Savoie
® 16ème Région militaire : Montpellier
(E.M : 31ème D.I.A)
- Aude
- Aveyron
- Hérault
- Lozère
- Pyrénées Orientales
- Tarn
® 18ème Région militaire : Bordeaux
(E.M : 36ème D.I + 1ère D.I.C)
- Charente Inférieure
- Gironde
- Landes
- Basses Pyrénées
- Hautes Pyrénées
® Région militaire de Paris : Paris
(E.M : 10ème D.I + 3ème D.I.C +2ème D.L.M + B.T + 3ème
D.C + 4ème B.B + 31ème B.D.C.A + B.C.F)
- Seine
- Seine et Marne
- Seine et Oise
Sans rentrer dans les détails de son fonctionnement, on peut rattacher à l’organisation de l’armée de terre, le
corps de la gendarmerie nationale qui regroupe en France métropolitaine :
® Gendarmerie départementale :
- vingt et une légions métropolitaines,
- une compagnie autonome de la Corse.
® Garde républicaine mobile :
- quatorze légions métropolitaines,
- un groupe spécial blindé (Versailles-Satory)1.
® Garde républicaine :
- une légion de la garde républicaine à Paris.
1 Le groupe spécial blindé est une unité composée d’un escadron d’automitrailleuses (onze automitrailleuses de combat P16), d’un escadron de chars
légers (dix neuf chars légers FT17) et d’une escorte motocycliste de la Présidence de la république).
23
2 – Les forces de défense du territoire métropolitain.
Ces forces militaires métropolitaines d’infanterie destinées à la sauvegarde du territoire national ne peuvent
quitter la métropole.
Elles comprennent dans une large proportion des troupes métropolitaines, mais on trouve soit des régiments
coloniaux, soit des régiments nord-africains dans les corps divisionnaires. Ceci est la conséquence de la réduction du
service militaire et de la dénatalité.
a - Les unités d’infanterie, d’artillerie et de génie.
La loi du 13 juillet 1927, sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du 28 mars
1928, fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt
Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain.
Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, voyons tout d’abord les dix divisions d’infanterie de type
« nord-est » :
® 10ème division d’infanterie : Paris Général Sisteron
- 5ème régiment d’infanterie : Courbevoie
- 24ème régiment d’infanterie : Paris
- 46ème régiment d’infanterie : Paris
- 32ème régiment d’artillerie divisionnaire : Paris
® 11ème division d’infanterie : Nancy Général Arlabosse
- 26ème régiment d’infanterie : Jarville la Malgrange
- 170ème régiment d’infanterie : Epinal
- 1ère demi-brigade de Chasseurs à pied1 : Sarrebourg
- 8ème régiment d’artillerie divisionnaire : Nancy
® 13ème division d’infanterie : Besançon Général Baudouin
- 21ème régiment d’infanterie : Chaumont
- 60ème régiment d’infanterie : Lons le Saunier
- 8ème régiment de tirailleurs marocains : Belfort
- 28ème régiment d’artillerie divisionnaire : Chaumont
® 14ème division d’infanterie : Colmar Général Bouffet
- 35ème régiment d’infanterie : Belfort
- 152ème régiment d’infanterie : Chaumont
- 3ème demi-brigade de Chasseurs à pied 2 : Belfort
- 4ème régiment d’artillerie divisionnaire : Colmar
® 19ème division d’infanterie : Rennes Général Toussaint
- 41ème régiment d’infanterie : Rennes
- 71ème régiment d’infanterie : Mamers
- 117ème régiment d’infanterie : Le Mans
- 10ème régiment d’artillerie divisionnaire : Rennes
1 La 1er demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 8ème, 16ème et 30ème bataillons de chasseurs à pied.
2 La 3ème demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 2ème, 4ème et 31ème bataillons de chasseurs à pied.
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® 21ème division d’infanterie : Nantes Général Pigeaud
- 48ème régiment d’infanterie : Fontenay le Comte
- 65ème régiment d’infanterie : Nantes
- 137ème régiment d’infanterie : Lorient
- 35ème régiment d’artillerie divisionnaire : Issoire
® 23ème division d’infanterie : Tours Général Jeannel
- 32ème régiment d’infanterie : Angers
- 107ème régiment d’infanterie : Angoulême
- 126ème régiment d’infanterie : Brive
- 41ème régiment d’artillerie divisionnaire : Angoulême
® 36ème division d’infanterie : Bayonne Général Aublet
- 14ème régiment d’infanterie : Toulouse
- 18ème régiment d’infanterie : Bayonne
- 57ème régiment d’infanterie : Bordeaux
- 24ème régiment d’artillerie divisionnaire : Tarbes
® 42ème division d’infanterie : Metz Général de la Porte du Theil
- 80ème régiment d’infanterie alpine : Metz
- 94ème régiment d’infanterie : Bar le Duc
- 151ème régiment d’infanterie : Commercy
- 61ème régiment d’artillerie divisionnaire : Metz
® 43ème division d’infanterie : Strasbourg Général Vernillat
- 158ème régiment d’infanterie : Obernai
- 4ème demi-brigade de Chasseurs à pied1 : Obernai
- 3ème régiment de tirailleurs marocains : Saint-Dié
- 12ème régiment d’artillerie divisionnaire : Haguenau
Ces dix divisions d’infanterie d’active comprennent chacune trois régiments d’infanterie ou demi-brigades de
Chasseurs à pied (trois bataillons) de 1 580 hommes et un régiment d’artillerie (cinq groupes) de 950 hommes.
Elles regroupent vingt-cinq régiments métropolitains d’infanterie, trois demi-brigades de chasseurs à pied,
deux régiments de tirailleurs marocains et dix régiments d’artillerie.
Les trente régiments ou demi-brigades d’infanterie sont composées de trois bataillons à trois compagnies et une
compagnie d’accompagnement, ils ne sont pas à effectif complet puisque chaque bataillon doit comprendre un millier
d’hommes, soit environ trois mille hommes pour le régiment.
Le régiment d’artillerie de campagne est à cinq groupes à traction hippomobile, trois sont des groupes légers à
canons de 75 mm modèle 1897 et deux sont des groupes lourds à canons de 155 mm modèle 1917.
A la mobilisation ces cinq groupes se séparent en un régiment léger à trois groupes de canons de 75 mm et un
régiment lourd à deux groupes de canons de 155 mm.
Passons maintenant aux sept divisions d’infanterie motorisées :
® 1ère division d’infanterie motorisée : Lille Général Malivoire Filhol de Camas
- 1er régiment d’infanterie : Cambrai
- 43ème régiment d’infanterie : Lille
- 110ème régiment d’infanterie : Dunkerque
- 15ème régiment d’artillerie divisionnaire : Douai
1 La 4ème demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 1er, 10ème et 29ème bataillons de chasseurs à pied.
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® 3ème division d’infanterie motorisée : Amiens Général Bertin - Boussus
- 51ème régiment d’infanterie : Amiens
- 67ème régiment d’infanterie : Soissons
- 91ème régiment d’infanterie : Mézières
- 42ème régiment d’artillerie divisionnaire : La Fère
® 5ème division d’infanterie motorisée : Caen Général Boucher
- 8ème régiment d’infanterie : Cherbourg
- 39ème régiment d’infanterie : Rouen
- 129ème régiment d’infanterie : Le Havre
- 11ème régiment d’artillerie divisionnaire : Vernon
® 9ème division d’infanterie motorisée : Bourges Général Didelet _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Duanos Membre

Age : 68 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 629
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Mer 11 Juil - 15:27 | |
| je posterer le reste plus tard également. _________________ ... sache que au combat si tu ne tire pas tu vas y passer, c'est toi ou lui... Sgt-Carolhèsse: mon instructeur |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: L'armée françcaise de 1914 a 1939 Dim 29 Juil - 12:09 | |
| | c'est de toi ? |
|  | | | L'armée françcaise de 1914 a 1939 | |
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