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| | Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US | |
| | Auteur | Message |
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Reece Membre

Nombre de messages: 499 Age: 20 Date d'inscription: 27/11/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 14 Aoû 2007 - 12:13 | |
| | Brigadier a écrit: | Merci pour ce post... je suis moi aussi en ce moment en train de faire quelques recherches sur cette compagnie... Je précise que le bouquin de William True, "The Cow Spoke French" est achetable en ligne sur le site de l'éditeur, et tu peux même l'acheter en eBook, ça coute genre $6, et tu le télécharges en 10min (c'est comme ça que je l'ai acheté)... Il existe un bouquin sur la F/506th qui s'appelle "Fighting Fox Company of the 506th PIR, World War II". Il est épuisé, et j'ai tenté d'écrire à l'auteur plusieur fois sans résultat... |
TU devrai plus voir du côté de la maison d'édition je pense. |
|  | | Brigadier Membre
Nombre de messages: 60 Date d'inscription: 18/06/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 14 Aoû 2007 - 15:08 | |
| Bouais, mais c'est un bouquin auto-produit... et il est épuisé ! Je crois que l'auteur, Bill Brown, voulait juste à la base écrire un truc sur Orel Lev, et que ça a fini en un bouquin qui était si j'ai bien compris destiné aux familles des vétérans de la Company "F"... Bref... j'en cherche une copie depuis pas mal de temps, mais ça semble pas gagné... |
|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 23 Déc 2007 - 12:46 | |
| Voilà votre cadeau de noël : la suite de l'histoire de la compagnie F. Le retour en AngleterreLa compagnie F rejoint Utah beach en passant par le pont de Poupeville (qu’ils appelaient Poopyville). Le 15 juillet, ils embarquent pour l'Angleterre et arrivent à Southampton le lendemain matin. Un train les ramène jusqu'à Aldbourne et ils se voient accorder une semaine de permission. Taylor, Grodowski, Robbins et Haney s'en vont à Londres. Ils voulaient aller à Edinburgh mais ils n'ont pas trouvé de train y menant. A Londres, ils rejoignent des amis (de la compagnie F ou pas, je n'en sais rien ) dans un hôtel vers Russel Square. Un matin, une fusée V2 est venu s'écraser deux pâtés de maison en bas de la rue et a secoué nos héros, les faisant tomber de leur lit. Il y eut une terrible explosion et le bâtiment d'à côté s'effondra. Les pieds de leurs lits avaient sauté de 30 cm. Charlie Malley rejoint la compagnie F au retour de la Normandie (il avait été éclaireur de Jour-J). Comme il manque pas mal de monde, il est à nouveau promu sergent. Beaucoup de membres de la compagnie F blessés en Normandie rentrent de convalescence. Il y a également des nouveaux pour compenser les pertes. Ainsi, Edward G. Thomas (un officier), Shaffer, Shrout et Sherwood rejoignent la compagnie F. En Août 1944, plusieurs missions sont prévus : Dans les environs de Paris, Chartres, Tournai et Namur en Belgique. Mais finalement, un ou deux jours avant le saut, les missions sont annulées car les forces alliées s'emparent des zones de parachutages. Après chaque faux départ, c'est toujours le même soupir de soulagement et ils reviennent à Aldbourne en bus. Mais un parachutage en Hollande est prévu pour le 17 Septembre et le haut commandement n'a pas l'air de vouloir l'annuler ... Composition de la compagnie F :Commandant de compagnie : Lt. Mac Fadden 1ère section: Lt. Thomas A. Rhodes 2ème section: Lt. Russel H.Hall 3ème section: First Lt. Herbert A. Eggie  Une partie de la 2ème section avant l’embarquement. L'opération Market GardenLe dimanche matin du 17 septembre 1944 à environ 11H00, les hommes de la compagnie F se sont envolés des terrains d'aviation britanniques et ont regardés l'Angleterre défiler sous leurs yeux. Le temps était clair, c’était une belle journée. John H. Taylor se rappelle voir se dessiner la côte anglaise et les falaises blanches de Douvres. Ils traversèrent la Manche, le nord de la France et la Belgique. Ils pouvaient voir les cratères des bombes dans la campagne. Vint enfin la Hollande… Les avions furent pris sous le feu de quelques balles traçantes mais rien de très inquiétant. Les pilotes ne rompirent pas la formation comme ils l’avaient fait en Normandie. Malgré ces quelques tirs, les pilotes trouvèrent sans difficulté la zone de saut à proximité de Son. Le terrain de la DZ était vraiment bon et le saut se passa très bien, « la routine ». Dans la compagnie F, il n’y eut qu’un blessé ( un homme s’est cassé le bras en sautant). Il n’ y eut pas beaucoup de tir dans la zone de saut car les allemands n’avaient aucune idée d’où étaient les américains. Il y avait tellement d’avions dans les airs qu’il était difficile pour les allemands de savoir qui était ou.     En une heure, le 2nd bataillon était sur la route principale de Son. Les hollandais se pressaient sur le bord des routes et invitaient leurs libérateurs à boire. La compagnie D ouvrait la marche, puis la compagnie E, la compagnie QG et enfin la compagnie F. Tous les hommes pouvaient voir le canal Whilemine. Dès que les premiers hommes de la compagnie D approchèrent du pont, celui vola en éclat. Les hommes virent les débris s’envoler. Ils coururent tous se mettre à l’abri. Les commandants de compagnie disaient qu’il y avaient quelques allemands tout près de l’église. La 2ème section de la compagnie F fut désignée pour aller là-bas et éliminer les allemands mais elle n’y trouva rien. La progression fut arrêtée car le pont était coupé en deux. Il fallut environ deux heures pour réparer le pont et permettre aux hommes de le traverser. Le soir, toute la compagnie F était sur la rive opposée, à Bokt. Ils marchèrent deux ou trois kilomètres avant de s’arrêter, le haut commandement décidant de prendre Eindhoven le lendemain. 18 septembre 1944Le 18 septembre 1944 à 9H00 du matin, les hommes de la compagnie F commencèrent à avancer, malgré un lourd tir d’artillerie provenant d’Eindhoven. Comme ils arrivaient aux abords de la ville, la seconde section reçut l’ordre d’avancer en double file sur le flanc gauche. Le lieutenant Hall et le lieutenant Perdue, leur chef de section et leur assistant de chef de section respectif, les faisaient avancer dans le quartier industrielle, passant devant l’usine Philips. Mais ils furent pris d’assaut par les allemands jusqu’à ce qu’ils arrivent au quartier résidentiel. Aucun mort, ni blessé. Le capitaine Shuttle, un officier du bataillon, leur dit qu’ils devaient prendre une position d’artillerie allemande qui tirait sur la colonne. Un civil hollandais ( Bert Pulles ) les conduit à un carrefour et leur indiqua la location de la position ennemi qui était à un bloc ou deux. Le lieutenant Hall prit le premier escadron ( treize hommes + le sergent Borden ) et commença sa progression vers l’ennemi. Entre temps, l’artillerie se déchaîna quelques temps et ils crurent tous ne pas en sortir vivant. Ce jour-là, je ne sais pas quel ange protégeait la deuxième section mais le résultat est qu’il n’y ait eu aucun mort, ni blessé. Ils longèrent une rangée de maison, il y avait une porte en bois qui menait à la rue et cette porte faisait partie du sol donc on pouvait voir dessous. Au moment ou Taylor s’apprêtait à ouvrir les portes, un de ses camarades attira son attention. Taylor regarde autour de lui et s’aperçoit qu’une femme agite les bras à la fenêtre du deuxième étage d’une maison. Il se demande ce qui se passe et ne sachant pas quoi faire, il attend. Au moment ou il hésite à rouvrir la porte, deux paires de bottes allemandes se dessinent sous la porte. Cette femme s’appelait « Coby Pulles » et elle venait de sauver la vie d’un soldat américain. Le premier escadron surgit alors dans la rue au grand complet et surprend les deux allemands qui se rendent. Les parachutistes se saisissent d’eux et les tirent jusque derrière la porte. Ils prennent leur armes et quelques uns se chargent de les ramener à l’arrière. Le reste du peloton continue sa progression à la recherche de l’artillerie allemande. La route formait un virage donc il était impossible de voir ou elle débouchait. Par conséquent, le premier escadron avance furtivement. Ils débouchent dans un cul de sac, près d’une autre rue. C’est là qu’ils voient les allemands et un canon de 88mm à 300m mais les allemands les remarquent également. S’ensuit une fusillade. Taylor en blesse deux. Sherwood s’agenouille, tire une grenade avec son fusil et rate le canon de 88mm. Le premier clip du M1 de Taylor se bloque et il plonge derrière un escalier pour le débloquer. Sherwood le suit. Le canon de 88mm tire et le côté de la maison vole en éclat juste au dessus des têtes des hommes du premier escadron. Le bruit fut assourdissant. « Le canon de 88mm tire et le côté de la maison vole en éclat juste au dessus des têtes des hommes du premier escadron »Il y a pendant quelques temps tellement de poussière et de débris que personne ne voit plus rien dans la rue. A nouveau, Sherwood pose la crosse de son fusil par terre et tire une grenade sur les allemands. Entre temps, Jacobs et Martin ont pris quelques hommes sur la gauche pour pouvoir déloger les allemands depuis une autre rue. Frank Griffin tire alors au mortier , sans le trépied en le tenant simplement entre les jambes. Le combat fait rage. Un peu plus tard, Sherwood tire une grenade dans une maison dans laquelle des allemands se sont réfugiés et il a apparemment réussi car le silence se fait dans la maison. Soudain, un autre canon allemand ouvre le feu. Ceux qui sont restés devant le premier canon ne voient pas d’où viennent les tirs. En revanche, Jacobs, Martin et les autres qui ont contourné le premier canon à gauche ont une meilleure vue et ouvre le feu sur le deuxième canon. Les allemands envoient des renforts et une grande partie se dirige droit sur le premier escadron. Une grande partie est prise au piège et faîte rapidement prisonnière. Quelques uns essayent de s’échapper dans les champs. « Une grande partie est prise au piège et faîte rapidement prisonnière »La bataille finit. Le premier escadron avait fait entre 30 et 40 prisonniers et en avait tué presque autant. L’opération avait duré moins d’une heure. Il n’ eut aucun mort. En revanche, George Martin perdit un œil quand une balle frappa sa veste et heurta une pièce en acier qui lui sauta à la figure. D’un côté, heureusement que cette pièce était là car en son absence, la balle aurait perforé la veste mais aussi son propriétaire. Les hommes du premier escadron était vraiment fier d’eux.  Une partie de la compagnie F avec la famille Pulles. Entre temps, le reste de la compagnie F a progressé dans Eindhoven. Soudain, Marion Grodowski voit un allemand essayer d’entrer dans une maison par la fenêtre. Il lui tire dessus. Il s’avéra que cet allemand était un civil hollandais qui avait pris un fusil et avait coiffé un casque allemand pour se protéger des combats. Cet incident porta un coup au moral de Grodowski et il s’en voulu toute sa vie. Les deux canons étant détruit, la colonne peut à nouveau avancer et elle fait un peu plus tard la jonction avec deux voitures armées britanniques. Plus tard, la compagnie F reçoit du colonel Sink la citation présidentielle pour l’opération qu’elle venait d’accomplir. « Les deux canons étant détruit … »Arrivés en ville, les américains sont accueillis en libérateurs. Une population en liesse les attend. On leur offre à manger. Taylor dira par la suite « Je ne me souviens pas avoir mangé autant de pommes et de poires de tout ma vie ». Le lieutenant Hall ordonne d’avancer. Il y a encore des ponts à sécuriser sur la Dommel. Quand Taylor se met en marche, il s’aperçoit qu’il avance seul. Il repart en arrière et trouve ses hommes dans une restaurant en plein air en train de manger et de boire du vin avec les hollandais ! Taylor aurait tellement voulu se joindre à eux mais il faut y aller. C’est avec regret que les hommes reprennent la route.    « Une population en liesse les attend »La compagnie F progresse dans une autre partie d’Eindhoven et occupe quelques maisons près d’une grosse église. C’est là qu’ils assistent à une tonte de « collaborateurs ». Des hollandais rassemblent d’autres hollandais dans une grande maison et leur tondent les cheveux. Dès que les allemands ont été partis, les anti-allemands hollandais sont immédiatement allé chercher les traîtres. Ils savent donc qui ils sont. Après, ils les ont fait défiler dans les rues en les insultant et en les huant. Personne dans la compagnie F n’a su ce qui leur est arrivé par la suite. Enfin, ils passent la nuit à Eindhoven. « Des hollandais rassemblent d’autres hollandais dans une grande maison et leur tondent les cheveux »19 septembre 1944Le matin, ils avancent en direction d’Helmond, qui est à environ 12 Km pour dénicher les allemands. Ils arrivent à un pont et se mettent à couvert derrière car une mitrailleuse les prend soudainement sous son feu. Au lever du jour, la compagnie F a pour ordre de revenir à Eindhoven en camion( des camions civils pris aux hollandais ). Eindhoven sera bombardé pendant la nuit. Les dommages seront importants et des incendies se décaleront alors à plusieurs endroits. La population hollandaise n’aura plus le même entrain que le jour précédent : les américains battent en retraite et Eindhoven est bombardé. Le bombardement a fait 227 morts et plus de 800 blessés parmi les habitants. « Eindhoven a été bombardé pendant la nuit »Cette journée coûta à la compagnie F Sidney Conley. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 23 Déc 2007 - 12:48 | |
| 20 septembre 1944La compagnie F avec la compagnie D se dirige vers Nuenen pour en chasser les allemands. En effet, la compagnie E s’y était fait chassé le jour d’avant (on le voit d’ailleurs très bien dans la série Frères d’armes). Les deux compagnie ne trouvent que le sergent Randleman de la compagnie E car les allemands ont quittés ce village. 22 septembre 1944Une rumeur dit qu’une colonne allemande avance le long d’un chemin de fer pour entrer dans Eindhoven. La compagnie F descend donc le long de ce chemin de fer pour intercepter les allemands mais personne ne vient. En vérité la colonne est au nord d’Eindhoven et la compagnie F gagne le nord sur des tanks britanniques. Ils tournent à droite de la route et ouvrent le feu sur un char allemand. Il est alors décidé de déplacer la compagnie F en direction d’Uden. Dans le milieu de l’après-midi, la compagnie F s’organise et se prépare à bouger en direction de Veghel. La 2ème section était au fond de la colonne. Ils dépassent un convoi britannique garé sur le côté de la route avec des soldats qui tournent en rond. Ils vont prendre une route quand soudain, ils voient deux chars allemands qui approchent par le côté gauche de la route. Ils plongent dans les fossés au moment ou un des deux chars allemand ouvre le feu sur un camion britannique qu’il détruit. Un soldat anglais se jette également dans le fossé et tombe dans une grosse flaque de boue. Quand il s’en dégage, son sac s’accroche à la jambe de Taylor et l’anglais lui tombe dessus. Pendant quelques secondes, ils n’arrivent pas à se démêler. Au même moment, un coup de canon retentit et le char allemand est touché et commence à brûler. C’est les anglais qui ont tiré avec un canon anti-char de 57mm. Le canon a reculé et a brisé la jambe du sergent anglais qui servait la pièce. Jerry Farley a le second char avec un bazooka. Les choses vont donc plutôt bien pour l’instant pour la compagnie F… Dans la confusion, le lieutenant Hall hurle à sa section d’aller sur le flanc gauche, car il n’y a personne pour le défendre. Taylor en tête, la 2ème section gagne le flanc gauche et s’enfouit dans un fossé. Mais les hommes s’aperçoivent que certains n’ont pas suivis et ils se demandent ou ils peuvent bien être. Personne à l’horizon, mais ou sont-ils donc ? - Peut-être qu’ils ont été blessé quand le camion anglais a explosé, suppose un des hommes présents. Ils retournent là-bas et ce qu’ils virent les épouvantèrent. Six de leur camarades sont étendus par terre. Skeleton et Borden sont blessés, Grodowski est touché à la jambe et Robbins au talon. Ochoa, quant à lui est étourdi par le souffle de l’explosion mais rien de grave. Le problème, c’est Joseph Watkins. Il est sérieusement touché. Taylor accourt vers lui et s’assoit. Il prend sa tête et la pose sur ses genoux. Quelques minutes passent ou les hommes, impuissants, voient leur ami s’en aller doucement. Joseph Watkins meurt quelques minutes plus tard, le visage toujours posé contre les jambes de son camarade. Les combats se calment en fin d’après-midi et personne ne peut établir la situation. Les britanniques béaient les routes, retirant les camions et autres matériels détruits devenus gênants. Peu de temps après, Maning Haney sent une bonne odeur de nourriture et avec Taylor, ils cherchent d’où elle provient. Ils découvrent une marmite sous un vieux poêle que des anglais ont abandonnés. Ils s’approprient la marmite et mangent son contenu dans un fossé. Quand l’obscurité s’installe, la compagnie F reçoit l’ordre de se diriger vers le carrefour suivant et de construire un PC. Le flanc droit est protégé par la 3ème section, en revanche, le flanc gauche est découvert. Pendant la nuit, les hommes de la compagnie F peuvent entendre toute sorte de chars et de véhicules tourner autour d’eux, et ils ne sont pas alliés. Ils reçoivent l’ordre de ne pas tirer, sauf en cas d’extrême urgence. En effet, les allemands n’attendent qu’une chose : que les américains répliquent avec leur armes pour qu’ils dévoilent leur position. Les mortiers allemands se feraient alors fait un plaisir de les détruire. Ceci pousse les parachutistes à déplacer leurs mitrailleuses. Taylor, Haney et quelques autres hommes rampent dans les fossés pour les déplacer. Taylor en tête, touche alors la jambe de quelqu’un. Horrifié, il se fige car il lui semble que la personne est vivante. S’ils sont tombés sur des allemands, c’est l’hécatombe. Heureusement, c’est une voix anglaise qui demande: -Vous êtes américain ou allemand ? La patrouille américaine est soulagée. Il s’agit de deux soldats britanniques qui ont été blessés dans ce fossé pendant l’après-midi. Ils sont terrifiés et choqués. La patrouille remplit sa mission et revient avec les deux anglais blessés. Il y a tellement de mouvement dans l’obscurité que les hommes de la compagnie F savent qu’il se passera quelque chose le lendemain matin. Ce 22 septembre coûta un homme à la compagnie F : Joseph Watkins et un blessé : Ray Aebischer qui est évacué. 23 septembre 1944Dès l’aube, ils se préparent donc à repousser une attaque. Avec la lumière du jour, ils s’aperçoivent que leurs positions ne sont pas bonnes. Ils ont construit le PC pendant la nuit et n’ont donc pas eu le temps de voir ou ils ont creusé leurs foxholes. En effet, il y a un espace ouvert dans un champ et le lieutenant Hall, Maning Haney et John Taylor sont allés derrière la pente d’une route pour protéger cet endroit vulnérable. Ils ont essayé de faire venir une mitrailleuse quand soudain, un half-track allemand fonce dans le champ. Le lieutenant Hall est accroupi et lorsque le half-track tire, il est touché sur le flanc droit. Le choc est tellement violent qu’il fait tourner Hall comme une toupie. Aussitôt, Haney et Taylor accoure vers lui et lui demande s’il va bien. Hall leur répond qu’il pense que ça va aller et qu’il peut rejoindre l’arrière tout seul. Il rampe pour rejoindre l’arrière afin d’être à couvert et de se faire soigner. Taylor et Haney le regarde s’éloigner plutôt confiant car Hall rampe bien. Autour d’eux, le combat fait rage. Frank Griffin, Joseph Hogenmiller, Ray Cauvin et Hugh Borden sont blessés. Eux aussi doivent ramper à travers un terrain découvert pour se mettre à l’abri. Puis Le half-track continue de tirer et la situation devient de plus en plus critique. Orel Lev est à ce moment-là au deuxième étage du PC et voit avec horreur la scène qui se déroule en bas. Il sort et détruit le half-track qui avançait toujours. Cette action lui valut la Distinguished Service Cross (DSC). Elle sauva la vie de beaucoup d’hommes. Des chars britanniques arrivent alors de Veghel et ensemble, les anglais et les américains ont repoussé l’attaque allemande. Vers midi, la situation se stabilise. Taylor tombe alors sur le lieutenant Hall, étendu dans un champ. Il n’a pas eu le temps de rejoindre un poste de secours car un obus de mortier lui est tombé dessus dans sa retraite. Le lieutenant Hall ne fut pas le seul tué ce jour-là. Il y avait aussi Donald Harms, Carl Pein, Joseph Trpelka et le lieutenant Schmidt (de la 3ème section) auquel s’ajoutait les blessés : Le lieutenant Perdue, Tiger Cauvin, Hugh Borden, Frank Griffin, Joseph Hogenmiller, William Sharp, etc. … En tout, la 2nde section avait perdu 16 hommes tués ou blessés. En 24 heures, les allemands avaient infligés autant de perte à la 2nde section que durant la bataille de Normandie. L’opération qui s’était bien déroulée jusqu’ici avait pris une tournure désastreuse en ce jour du 23 septembre 1944 pour les 141 hommes de la compagnie F enterrés près de Veghel. Taylor décide d’aller au PC pour voir où en est la situation. Rampant dans un fossé, il entend soudain le bruit sourd des mortiers. Il plaque sa tête dans la boue et il entend quelque chose s’écraser derrière lui. Doucement, il regarde par-dessus son épaule et voit un obus planté dans le sol à seulement un mètre et demi de ses pieds. Il n’a pas explosé ! Arrivé au PC, Taylor apprend que Edward G. Thomas va prendre le commandement de la 2nd section. Il est un très bon officier et il a réussi à remonter le moral (très bas) des hommes de sa section. A 15 heures, la compagnie F doit avancer en direction d’Uden. Elle avance en colonne en regardant passer les planeurs qui ravitaillent les anglais. Un est touché et tous les hommes le regarde s’écraser au loin. Ils prennent une route à droite puis une autre à gauche. Là, ils voient l’antenne d’un half-track allemand caché dans un verger. Immédiatement, les hommes se dirigent vers le verger. Soudain, quelque chose bouge dans les vignes et Taylor donne un coup de crosse dedans. Un officier allemand se lève alors et se retrouve nez à nez avec Taylor. L’allemand, terrifié, se met à hurler « Camarade ! Camarade ! Camarade ! » mais il se calme quand il voit Taylor, le doigt appuyé sur la détente de son fusil. Il se laisse faire prisonnier et est envoyé à vers l’arrière. 24 septembre 1944Le matin suivant, la progression continue vers Uden. Tout le monde est fatigué et à faim. Les hommes pensent qu’ils vont pouvoir se reposer, mais ce n’est pas la cas car mes allemands ont coupé la route au sud de Veghel. Ils retournent donc à Veghel et arrivent là-bas à la tombée du jour. Avec les anglais venant du sud et de l’ouest, ils repoussent les allemands de la route puis ils passent la nuit là-bas. 25 septembre 1944 Le lendemain, ils repartent en direction d’Uden. Vers le milieu de l’après-midi, alors qu’ils marche sur une route parallèle à celle de «l’ enfer », une explosion retentit à leur gauche. Taylor doit envoyer une patrouille pour déterminer d’où vient le tir. Il part alors avec trois hommes et rencontre en chemin des anglais, avec un char. Ils vont voir l’officier qui leur demande s’ils peuvent détruire le canon. Taylor, en apercevant le char, répond non. Il suggère que le char aille détruire le canon lui-même. L’officier accepte. Taylor et sa patrouille revient, mission accomplie. La marche continue. La compagnie F s’arrête dans le même verger ou elle avait déniché l’officier allemand et s’installe là durant plusieurs jours. Source Frères d’armes de Stephen E. Ambrose Lettres de John H. Taylor http://members.chello.nl/~p.vandewal/bevrijding01.htm _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Lipton Modérateur


Nombre de messages: 4778 Age: 28 Localisation: andrésy (78) Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 23 Déc 2007 - 22:34 | |
| Félicitations pour cet excellent travail et un grand merci de nous faire partager le fruit de tes recherches. A+. _________________ -Grand père, as-tu été un héros pendant la guerre? -Non, mais j'ai servi dans une compagnie de héros.
Mike Ranney à son petit fils.
Membre de l'association "Les Fleurs de la Mémoire"
Membre de Crevecoeur
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|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Lun 31 Déc 2007 - 9:36 | |
| Au passage, une phrase prononcée par Robert E. Perdue, officier de la compagnie F. " Many of you must have seen the film Band of Brothers. I will tell you that E Company did not win the war alone; F Company was there also. " _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | thierry Membre

Nombre de messages: 153 Age: 43 Localisation: Belgique Date d'inscription: 01/02/2008
 | Sujet: richard knudsen Mar 16 Déc 2008 - 12:45 | |
| [simple confirmation sur ce magnifique travail au passage...Tu inscris ton incertitude devant la photo de richard" knute" Knudsen;mais c'est bien lui,il était l'homme le plus chargé de ce stick 78 et sauta le deuxième de l avion Je ne sais pas si quelqu'un avait déjà confirmé celà...C'est en relisant ce superbe travail que je me suis permis de le repréciser. |
|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Sam 20 Déc 2008 - 14:49 | |
| Merci bien pour ta confirmation. Effectivement, c'est bien lui. J'ai appris il n'y a pas longtemps que le jour J, il s'est cassé le bassin à l'aterissage. Aïe ! _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 30 Déc 2008 - 14:26 | |
| Après ce petit repos, la compagnie F fut envoyée au nord, entre Nimègue et Arnhem. Pour atteindre sa destination, la compagnie F dut traverser une zone tenue par la 82ème division aéroportée. Le 3 octobre au soir, ils campèrent une nuit dans une zone très boisée ou les arbres avaient été récemment déchiquetés par les obus puis ils repartirent le lendemain matin. A partir de là, des camions les embarquèrent pour les amener dans une zone entre la confluence du Bas-Rhin et de la rivière Waal, près de Nimègue. Cette zone fu surnommée « l’île » par les soldats. Pour atteindre l’île, les camions s’élancèrent sur le pont de Nimègue tandis que les canons allemands leur tiraient dessus. Le pont était long mais tout se fit en bon ordre et tout le monde passa de l’autre côté sain et sauf. Par la suite, les camions tournèrent à gauche, vers l’ouest, et prirent la direction de la petite ville de Zetten ou le convoi s’arrêta. Les hommes de la compagnie F quittèrent Zetten en suivant une digue près du Rhin. A la différence des rivages plats des Etats-Unis, la plupart des rivières hollandaise étaient entourées de chaque côtés par deux énormes digues. La plupart du temps, il y avait une route en haut de ces digues. Plus loin à l’ouest de cette rivière, le 1er bataillon avait engagé le combat et les pertes étaient terribles. Les deux jours suivants (5 et 6 octobre) furent éprouvants. La compagnie F continua sa route sur la digue jusqu’à une petite ville appelée Heteren qu’elle atteignit le 6 octobre juste avant la nuit. Le Lt. Thomas, commandant de la 2nde section, plaça le PC dans une maison derrière la digue, au centre de la ville. Pour protéger les flancs du PC, le plan était de placer Taylor à gauche avec son peloton et lui-même irait à droite. Il fallait également avertir les autres de cette position. L’idée était de créer un lien entre les deux groupes pour qu’aucun allemand ne puisse passer. Ceci était appelé « faire une correspondance ». Un poste d’écoute fut également placé autour de la digue. Le 327ème régiment de planeurs était supposé être sur la gauche. Taylor et quelques hommes se glissèrent jusqu’à leur position et ils firent le contact à 23 heures. Ils firent demi-tour, rassurés, et ils retrouvèrent leurs positions aux alentours de minuit. Le Lt. Thomas n’était toujours pas rentré mais Clyde Jeffers, le radio et Shaffer y était. Soldats de la 101ème division aéroportée sur l’île, octobre 1944En même temps, la 3ème section, qui était posté à la droite de la 2nde section, prenaient une déculottée. A cet endroit, le Rhin formait une courbe et les allemands étaient cachés derrière une rangée d’arbre. Lorsque les allemands attaquèrent, James Schears fut tué. Le lendemain (7 octobre), les allemands attaquèrent à nouveau de nuit. La bataille fut terrible et cette nuit-là, c’est Armand Beauchamp qui perdit la vie. Au PC de la 2nde section, on s’inquiétait de cette situation. Les officiers pensaient qu’une patrouille allemande avaient infiltré la zone, qu’ils s’étaient arrêtés quelque part et qu’ils pouvaient les attaquer par derrière le lendemain. Ces nouvelles n’étaient pas rassurantes. Cependant, les officiers voulaient que les hommes attendent jusqu’à l’aube pour fouiller la zone proche du PC. En effet, le bruit courait qu’une patrouille allemande était dans le coin pour attaquer le PC de la compagnie. Et c’était juste. Ils commencèrent sans tarder à bombarder le PC. Au même moment, on entendit au poste radio de la 2ème section qu’un berger allemand gambadait dans les environs. C’était la preuve que les allemands n’étaient pas loin. Les hommes commencèrent alors à préparer des défenses. Tout d’abord, il fallut rassembler les guetteurs qui s’étaient éparpillés sur la ligne principale. Il était impératif de les avoir au grand complet avant le lever du jour. Il fallut également patrouillé dans toute la zone pour s’assurer qu’aucun allemand ne se cachait. Les hommes vérifièrent les haies et les maisons avant de constater qu’il n’y avait pas un seul allemand à cet endroit là. Le 7 et le 8 octobre, les hommes enchaînèrent les patrouilles sans rien trouver de nouveau. La compagnie F près des village d’Heteren et de RandwijkLe 9 octobre, la 3ème section, tant malmenée les deux jours précédents, fut relevée par la 2nde section. Cette opération fut faîte peu de temps après midi. Les hommes de la 2nde section furent informés de la présence des allemands derrière la rangée d’arbre. On leur expliqua aussi que c’était d’ici qu’ils avaient attaqués la 3ème section. Les hommes préparent donc leurs défenses en attente de l’attaque. Le premier ordre dut d’enterrer les morts de la 3ème section. Certains se chargèrent de ceci tandis que les autres commençaient déjà à préparer les positions. Haney et Shrout avaient trouvé une Calibre 50, laissée par le 81ème bataillon anti-aérien, et ils la ramenèrent sur une digue sur le flanc gauche. La 2ème section possédait déjà deux mitrailleuses et ils assignèrent deux hommes sur chaque qu’ils postèrent le long du secteur. Les hommes prirent autant de grenades à main qu’ils purent en porter et ils les distribuèrent à tout le monde. On contacta également les unités d’artillerie pour donner deux coordonnées d’où étaient les allemands. Ces positions étaient surnommées « Fish One » et « Fish two ». La 2nde section qui comprenait 48 hommes au départ n’en comptait plus que 32 à ce moment-là. Les autres étaient morts ou blessés. Haney et Shrout s’étaient placé sur le flanc gauche, derrière des arbres, tandis que Bernard Tom, Orel Lev et Kenneth Hull étaient sur le flanc droit. La chaussée que Bernard Tom, Orel Lev et Kenneth Hull surveillaientFinalement, tout le monde fut prêt lorsque la nuit tomba. Soudain, un des postes annonça aux autre qu’il entendait du bruit arriver. Les hommes prirent donc contact avec l’artillerie. Celle-ci tira, rendant les hommes de la 2nde section nerveux car les obus tombaient juste derrière la digue qu’ils tenaient. En effet, les artilleurs s’étaient placés loin et leur rayon d’action s’en trouvait diminué. Lev, Tom et Hull regardaient patiemment l’artillerie tirer de l’autre côté de la digue quand un obus tomba sans crier garde droit sur leur position. L’obus tua les trois hommes instantanément, endommageant en même temps les équipements radio. L’obus qui tua Lev, Tom et Hull laisse encore aujourd’hui des tracesImmédiatement, tout le monde pensa qu’il s’agissait des artilleurs américains qui avaient tiré trop court. Or, la seule radio disponible pour prévenir les artilleurs de tirer plus long était entre les mains de la 1ère section, sur le flanc gauche. John Taylor et Bob Sherwood se précipitèrent alors là-bas pour limiter l’hécatombe. Arrivés là-bas, les deux hommes tombèrent sur Manning Haney et Clarence Shrout qui étaient à environ trente mètres d’eux. Ils étaient sur une digue en train de tirer sur les allemands. Haney avait aperçu les armes automatiques des allemands et il leur tirait à présent dessus. Les allemands le prirent donc pour cible. Soudain, un obus leur tomba dessus. Taylor et Sherwood se précipitèrent vers les corps démembrés de leurs camarades et ils constatèrent avec effarement que Haney et Shrout étaient morts. Une fois de plus, on crut que l’artillerie avait tiré trop court. Taylor, qui venait de perdre son meilleur ami sous ses yeux, était fou de rage. Il rejoignit la 1ère section tellement rapidement qu’arrivé là-bas, il oublia de donner le mot de passe et lorsqu’il déambula dans les rangs de la 1ère section, Kisnowski lui tira dessus. Heureusement, il le manqua. Dès que les choses se calmèrent, les hommes essayèrent de comprendre ce qu’il s’était passé. D’abord, il fallut faire le constat des pertes : Carlino blessé, Haney et Shrout tués. Après un petit moment, Taylor se souvint qu’il n’avait pas entendu d’obus arriver lorsque Haney et Shrout avaient été tués. Les mortiers ne faisaient pas de bruit jusqu’à ce qu’ils explosent tandis que les canons tonnaient d’une façon terrifiante lorsque l’obus traversait les airs. Haney et Shrout avaient donc été tué par des mortiers. Or, les artilleurs américains de cette zone n’avaient pas de mortiers donc les deux hommes avaient été tués par des allemands. La situation fut difficile cette nuit-là, tant au niveau physique que moral. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 30 Déc 2008 - 14:27 | |
| Plus tard, la compagnie F échangea ses positions avec le 501ème régiment. Les hommes n’avaient toujours pas eu de repos. C’était le 3ème jour qu’ils n’avaient pas mangé et dormi. On envoya alors les hommes dans une ville près d’un verger pour palier à ce problème. Le jour suivant, la compagnie dut sécuriser le PC de la division. La surveillance de ce PC était une responsabilité très importante car la sécurité de toute la division reposait dans les mains des hommes de la compagnie F. Chacun faisait la garde autour de ce PC. On s’arrangea pour qu’un membre de la division fasse à manger pour la compagnie F et les hommes purent enfin manger pendant la nuit. Cette nuit-là, la plupart des chefs de section et d’escadron ne fermèrent pas l’œil, vérifiant que les gars ne s’étaient pas endormis en montant la garde malgré la fatigue. Le lendemain, il y eut de la nourriture chaude. La surveillance du PC prit fin vers 14H00 et les hommes prirent à nouveau la route des digues en montant dans des camions. Vers 16H00, les hommes arrivèrent dans une zone ou ils eurent droit à une inspection. Tout le monde était étonné Ils avaient passé quatre jours et quatre nuits sans dormir et ils étaient inspectés ! Ceci était l’idée du nouveau chef de compagnie, le lieutenant Nye. Pour la plupart des hommes, c’était la première fois qu’ils le rencontraient. Évidemment, personne n’était préparé à cette inspection. Le Lt. Nye passa ses soldats en revue puis déclara que « ça allait bien». Il déclara quand même à Taylor que deux de ses hommes avaient une coupe vraiment mauvaise. Il lui ordonna de leur faire couper les cheveux avant qu’il aille dormir et de lui montrer dès que cette tâche aurait été accomplie. Tous les hommes virent cette inspection d’un mauvais œil. Taylor dira plus tard, « Pour son premier discours devant les hommes, il aurait du s’intéresser d’avantage à ces que nous avions enduré les derniers jours plutôt que de faire une inspection. En plus de ça, il m’avait ordonné de lui montrer les hommes les cheveux coupés au lieu de me croire, comme un sergent. » Taylor avait une méchante tendance à se dévoiler dans ces moments-là. Il alla voir George Lovell de la 1ère section, lui emprunta ses ciseaux et à 19H00, les deux hommes avaient les cheveux coupés. Cependant, Taylor attendit jusqu’à 1H00 du matin pour aller voir le Lt. Nye. Là-bas, il l’informa que les hommes avaient bien les cheveux coupés et que son ordre avait été exécuté. Le Lt. Nye n’aima pas mais Taylor n’en avait strictement rien à faire. Il avait fait exactement ce qu’il avait dit, mis à part qu’il avait « un peu » laissé traîner le temps. En fait, Taylor n’admettait pas l’idée qu’un nouvel officier qui n’avait pas enduré ce qu’il avait enduré puisse lui donner des ordres aussi insensés. Et ce jour-là, le Lt. Nye fit une erreur en usant de sa supériorité pour assurer sa suprématie. Il se trouvait devant une compagnie d’homme soudés et ce n’était pas lui, le nouveau commandant de compagnie qui ne connaissait aucun de ses soldats qui pouvaient ordonnés un ordre aussi incongru. Un officier qui connaissait ces hommes personnellement, qui parlait beaucoup avec eux et qui partageait des choses avec eux aurait pu se permettre de faire ce que Nye avait fait. Or, ce n’était pas le cas du Lt. Nye. On peut donc dire qu’il fit une mauvaise impression dès qu’il arriva et il perdit la confiance de ses hommes. Dans une unité d’hommes en temps de guerre, c’est très dangereux. Peu de temps après cet épisode, le 2nd bataillon s’installa dans un verger, à 1 km derrière une usine de jambon. Quelques hommes firent un raid et rapportèrent de la gelée et de la confiture. Ceci remonta le moral. L’ordre d’une patrouille pour la 2ème section arriva. Le 1er novembre 1944 vers 16H00, le Lt. Thomas demanda à une patrouille de partir le soir même. La section entière (plus que 22 hommes sur un effectif de départ de 48 ) y allait. Sa mission était d’exécuter un raid sur les positions allemandes localisées le long de la voie ferrée près du pont de chemin de fer d’Arnhem. Cette voie ferré était, comme la plupart des infrastructures de transport, placé sur une digue. Cinq ou six officiers furent briefés et reçurent les détails de l’opération. Les ordres étaient de suivre la voie ferré, de la traverser, d’attaquer les positions allemandes les plus proches, de faire le plus de dégâts possible et de ramener des prisonniers. C’était une patrouille difficile. Les hommes de la 2ème section se préparèrent. Certains échangèrent leur M1 pour une Thompson car ils savaient qu’il y aurait du combat proche. Les hommes s’équipèrent d’armes différentes : 3 ou 4 Thompson, plusieurs BAR, des carabines Met ils quittèrent leurs lignes à et des grenades. Les hommes préférèrent les grenades à explosion plutôt qu’à fragmentation car ils voulaient être proches les uns des autres sans toutefois se blesser. Enfin, ils quittèrent leurs lignes à 2H00 du matin. C’était le 2 novembre. Le secteur à attaquer était à neuf km du pont d’Arnhem, qui avait été détruit plus tôt. Pour rejoindre cette zone, la compagnie F traversa les positions tenues par la compagnie E qui leur expliqua tout ce qu’elle savait sur les allemands. La ligne de front était à 4,5 km. Les hommes de la compagnie montrèrent à leurs camarades la ligne de chemin de fer et leur signalèrent que la zone allemande était de l’autre côté la voie ferrée. La compagnie E avait beaucoup tiré au mortier sur cette zone. Côté américain, il y avait six fossés à traverser, avec une profondeur d’eau allant de la ceinture au cou. Bien que la compagnie E ait bombardé les allemands, ils déclarèrent que leur zone était souvent sous le feu de l’artillerie et des mortiers. Cette nui-là, la température était de ???????° et le temps était humide et brumeux. Les hommes de la 2nde section se placèrent en file unique avant de se diviser en deux files alors qu’ils approchaient du premier fossé. Le Lt. Thomas s’occupa de la première file et Taylor de la seconde. Tout le monde fut trempé et glacé mais ce fossé fut facile à passer. Le dernier fossé était à deux kilomètres de la voie ferrée. Dès que les hommes sortirent de ce fossé pour gagner la chemin de fer, Taylor remarqua avec un énorme creux dans l’estomac que le terrain avait été récemment labouré. Ni une ni deux, les hommes firent le rapprochement : MINES ! Les hommes s’accordaient pour déclarer que les allemands avaient été malins de faire ceci et ils pensaient qu’ils auraient fait la même chose. Le problème, c’est que c’était eux qui étaient coincés au milieu de ce champ de mine. Le temps filait et les hommes durent avancer, à contrecoeur. Heureusement pour eux, rien n’explosa sous leurs pieds quand ils traversèrent ce champ. A partir de là, les choses s’accélérèrent. Les hommes voyaient le bout de la station et ils commencèrent à se diriger vers la digue de leur côté avant que les allemands ne les entendent. Les hommes traversèrent ensuite très rapidement le côté allemand. Ils désiraient être rapidement sur eux pour n’utiliser que des armes légères. Du côté américain de la digue, les hommes devaient tirer au mortier dès que les allemands les entendraient. Enfin, les allemands les entendirent. Ils commencèrent alors à faire feu au mortier sur la 2nde section. Ils jetaient également des grenades. Les parachutistes grimpèrent alors sur la digue, comme un seul homme. Ils étaient tellement motivés qu’aucun d’entre eux ne recula. En haut de la digue se trouvait deux routes. Soudain, une flamme est apparue 50 mètres de la digue. Elle provenait d’une position allemande et plusieurs allemands furent soufflés de là. Taylor, qui grimpait sur la digue, glissa et retomba à gauche de Clyde Jeffers. Celui-ci était toujours en bas de la digue avec son téléphone sur le dos. Soudain, il y eut une explosion qui blessa Jeffers au bras. Taylor lui demanda s’il pouvait revenir seul. Jeffers acquiesça et partit en sens inverse. En même temps, le Lt. Thomas lança une grenade sur l’allemand qui avait tiré sur Clyde Jeffers et le tua. Taylor tira avec sa Thompson dans le trou de l’allemand et il entra dedans. Il senti un corps et lorsqu’il le tira vers lui, il le sentit bouger. C’était un soldat allemand. Comme une partie de la mission était de ramener des prisonniers, Taylor le tira hors du trou et le Lt. Thomas le saisit pour le ramener vers l’arrière. La 2nde section continuait à avancer. Lorsqu’il il y avait des éclairs ou des flammes, les hommes jetaient des grenades sur ces endroits. Ceci tua trois allemands et il y eut d’autres prisonniers. Comme la 2nde section avait fait assez de prisonniers et qu’elle avait détruit environ dix-huit abris allemands, les hommes firent demi-tour. Le combat avait duré entre 20 et 30 minutes. Taylor sortit un sifflet de sa poche et souffla dedans. Tout le monde se réunit. On constata alors que Homer Smith avait été tué. La 2ème section fit alors demi-tour pour revenir au PC. A peine avaient-ils approcher le premier fossé d’eau que les hommes entendirent un « SPLASH ! ». Ils se retournèrent et aperçurent Dutch Ostrander, le radio opérateur de la compagnie HQ. Il avait été blessé par un mortier qui avait soufflé sa radio dans le dos. Un éclat l’avait touché au bras et Ostrander était couché dans ce fossé d’eau. La rive était boueuse, glissante et visqueuse et les hommes de la 2ème section eurent un certain mal à transporter le blessé jusqu’à leur zone. Arrivés au PC, on compta les têtes et on s’aperçut qu’il manquait Thomas Psar. John Taylor, plein d’entrain cette nuit-là, décida de revenir sur ses pas pour chercher son copain. Il commença à courir le long de la route mais après une courte distance, il entendit derrière lui du bruit. C’était Pat Casey, Jim Swafford et Walter Puskar qui le suivait pour l’aider. Les quatre hommes décidèrent qu’ils allaient chercher de leur côté de la voie ferrée car ils savaient qu’il n’y avait personne de l’autre côté. Ils installèrent un mortier et une mitrailleuse avant de trouver Thomas Psar. Il était assis du côté américain de la voie ferrée contre un abri allemand. Les hommes s’approchèrent doucement, le regardèrent une minute puis ils le touchèrent. Leur ami « Tommy » était mort. Il avait un large trou dans le cou du à un éclat de shrapnel. Taylor le porta et les quatre hommes retournèrent au PC. Seulement, porter un corps inconscient est très difficile et Taylor n’arrêtait pas de tomber avec lui. Ils prirent donc un fusil à deux et le posèrent dessus. Une jeep transporta les morts et les blessés de la patrouille de nuit : Homer Smith et Thomas Psar avaient perdu la vie, Clyde Jeffers et Dutch Ostrander étaient blessés. Les hommes encore vivant mirent des vêtements secs et ils se reposèrent. Il était 5H00 du matin. De leur côté, le Lt. Thomas et John Taylor durent aller au PC du bataillon faire un rapport sur la patrouille. L’air était froid, ils étaient trempés et ils ne crurent jamais réchapper de ce voyage en jeep. Arrivés au PC, le Lt. Nixon leur servit du café, leur conseilla d’enlever leur vêtements trempés et de mettre un manteau. Le Lt. Thomas et Taylor firent leur travail et les deux hommes revinrent au sein de la compagnie F juste avant le lever du soleil. On donna aux hommes à manger ce matin-là et ils purent un peu se reposer. Le colonel Sink fit savoir aux hommes de la 2nde section qu’il était très fier d’eux et il fit porter le message par le Lt. Thomas. Pour cette action, Bob Sink et John Taylor furent décorés de la Silver Star. Taylor était sous le choc, lui qui n’avait jamais rien reçu. Pour fêter ceci, il fit un tour du côté de l’usine de jambon ! _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 30 Déc 2008 - 14:27 | |
| La compagnie F ne tarda pas à changer de zone à nouveau. Le premier week end de novembre, on l’envoya derrière Nimègue, près d’un lieu ou l’artillerie britannique était placée. Là, les hommes eurent droit à leur première douche depuis six semaines dans un complexe ou il y avait une piscine chauffée. Cette douche fut fort appréciée ! Lorsqu’ils étaient sur le front, les hommes pouvaient se raser, changer de chaussettes et se laver rapidement le visage mais pas il n’y avait pas moyen de se laver entièrement. Cette douche était chaude et elle leur fit à tous un bien fou. En se déshabillant, les hommes remarquèrent avec humour la blancheur de leur corps comparée avec leur visage, leur cou et leurs mains noircis par la crasse. Ils mirent des habits propres et sortir du complexe. Cette nuit là, les hommes de la compagnie F n’eurent jamais eu aussi froid. Non pas parce que la nuit était plus fraîche que d’habitude mais parce qu’en se lavant, ils avaient retiré de leur corps une couche de crasse qui les protégeait du froid. Trois jours plus tard, la compagnie F fut envoyée à Driel, un petit hameau derrière la digue. Un jour, Charlie Shaffer et John Taylor volèrent des rations K dans un bâtiment abandonné. Ils trouvèrent également du cake et un petit pot de sirop. Taylor déclarera avec humour plus tard : «Le sirop devait être concentré car il était très épais. Nous avons tout mangé et c’était délicieux ». Un peu plus tard, une rumeur circula alors comme quoi une patrouille allemande avait pénétré dans un autre secteur et qu’elle avait égorgé deux sentinelles américains avec du fil de fer. Gaston « Rebel » Adams était de garde cette nuit là. Les autres n’avaient pas arrêtés de le taquiner ce jour là étant qu’ils savaient qu’il était de garde le soir même. Il attendait patiemment dans son foxhole en guettant le moindre mouvement quand soudain, il entendit du bruit derrière lui. C’était John Taylor qui venait voir son copain pour lui demander si tout se passait bien. Gaston Adams lui répondit : « Mec, c’est si sombre ici qu’un homme peut marcher devant toi et te gifler, tu ne le sauras même pas ! ». Les deux hommes revinrent au PC et tandis qu’ils marchaient, un bruit terrifiant leur déchira les tympans. Il venait du côté allemand de la rivière et il s’agissait d’un canon que les allemands avaient installé sur une plateforme surélevée. En tirant trente deux coups avec ce canon, il pouvaient anéantir une zone. Le bruit était incroyable mais les obus tombaient loin. Adams se cacha le visage puis il tourna la tête vers Taylor en lui disant d’un air grave : « Tex, le vieux Rebel en a marre de ça ». Ce même jour, Taylor sentit que son estomac n’allait pas bien. Tard dans la soirée, une dysenterie vraiment mauvaise s’installa. Cette même nuit, la compagnie F devait relever la compagnie I. A 10H00 du soir, les hommes étaient prêt à quitter leurs positions pour gagner Valberg, qui était cinq ou six km plus loin. Pour aller là-bas, la compagnie F devait patauger dans une tranchée pleine d’eau pendant environ 1,5 km. Taylor se sentait de plus en plus faible. Pendant le trajet, il était glacé et il tremblait comme une feuille. Il était tellement mal qu’il ne put pas grimper la tranchée. Le Lt. Thomas lui conseilla de rester là le temps de lui envoyer une jeep et de laisser quelques hommes avec lui, dont Bob Janes. Enfin, une jeep arriva avec une remorque pleine de sacs de couchage. Bob Janes fit arrêter la jeep et les hommes restés posèrent Taylor sur les sacs de couchage. Avant de partir, les hommes demandèrent à Taylor de revenir. En effet, son état était critique et il y avait des chances qu’il fut mort avant le lendemain. La jeep partit pour Valberg et on posa Taylor devant l’église. Il se coucha là et se qu’après tout ce qu’il avait traversé, il ne pouvait pas mourir comme ça. Plus tard, on le transporta dans une station de secours ou le Doc Nevels lui donna deux gros comprimés puis on le plaça dans une chambre du PC. Taylor se réveilla le lendemain matin et il se sentait beaucoup mieux, même s’il avait encore un peu mal. Ce jour là, les hommes de la compagnie F firent leur lessive. Le Lt. Nye remarqua que tous les hommes étaient sales et il ordonna que tout le monde lave son uniforme. Charlie Malley trouva une vieille machine à laver et il la rapporta. A 2H00 du matin la nuit suivante, tout le monde avait nettoyé son uniforme. Il ne restait plus qu’à faire sécher. Lors de la Thanksgiving, la compagnie F se trouvait toujours à Valberg. Le colonel Strayer et des officiers provenant des autres bataillons partagèrent le repas avec eux. Les hommes de la compagnie F apprécièrent ce geste. Un ou deux jours plus tard, autour du 25 novembre, la compagnie F fut relevé par des unités canadiennes. Il faisait sombre, froid et il pleuvait quand les hommes traversèrent la rivière Waal à pied. C’était le lever du jour et tandis que les hommes quittaient le Hollande, ils aperçurent les anglais traverser le Waal en petits bateaux. Les camions anglais étaient alignés le long de la route de l’autre côté et lorsque les hommes grimpèrent dedans, le convoi se dirigea vers le sud. La campagne de Hollande était terminée pour les hommes de la compagnie F et plus généralement pour la 101ème division aéroportée. Les camions suivirent la route de l’enfer dans le sens inverse et le convoi s’arrêta à Veghel, là ou les hommes avaient passé de si dures moments début octobre. La Croix-Rouge leur servit quelques beignets détrempés et du café froid. L’Opération Market Garden avait duré 73 jours. L’objectif initial n’avait pas été atteint et il s’agissait d’une défait cuisante pour les alliés à l’heure ou tout le monde pensait que les allemands étaient sur les genoux. En même temps, faire manœuvrer une armée sur une seule route de 80 km était risqué. La compagnie F paya un prix élevé en Hollande. Ce fut d’ailleurs ici que les pertes atteignirent leur record durant tout le temps de la guerre. Il y eut quinze morts, dont dix étaient de la 2nde section. Dans cette même section, il ne restait que douze hommes capables de marcher alors qu’ils étaient quarante huit au départ. La situation était quasiment la même dans les 1ère et 3ème section. La compagnie F avait durement été éprouvée durant l’Opération Market Garden. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Florence Modérateur


Nombre de messages: 1733 Age: 45 Localisation: Orléans Date d'inscription: 21/11/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 30 Déc 2008 - 14:41 | |
| Formidable post! Bravo et merci! Cordialement, Florence _________________ "Je remarque monter notre émotion, réciproquement...Et nous tombons dans les bras l'un de l'autre, à l'endroit où il se trouvait alors sur la plage, lorsque ma mitrailleuse a tiré sur lui et a blessé David Silva..." Hein Severloh "WN62, Mémoires à Omaha Beach, Normandie, 6 juin 1944"(à droite)
Membre de l'association "Les Fleurs de la Mémoire"
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|  | | Demolition man Membre

Nombre de messages: 68 Age: 46 Date d'inscription: 03/07/2007
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Mar 30 Déc 2008 - 17:24 | |
| Suberbe étude, caporal.  |
|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Jeu 1 Jan 2009 - 15:25 | |
| Merci bien, c'est un plaisir de le faire. Préparez-vous pour les Ardennes ! _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Florence Modérateur


Nombre de messages: 1733 Age: 45 Localisation: Orléans Date d'inscription: 21/11/2006
 | |  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Jeu 21 Mai 2009 - 11:43 | |
| Les hommes de la compagnie F quittaient le secteur de l’île en Hollande. Le convoi passa par une route en zigzag en traversant de nombreuses villes puis le 26 novembre vers 3H00 du matin, il arriva à Mourmelon-le-Grand, en France. Mourmelon-le-Grand était une ancienne caserne en pierre de l’armée française. Déjà des siècles plus tôt, les romains s’étaient installés là. Lorsque la 101ème division aéroportée entra dans cette caserne, elle s’aperçut que des troupes allemandes de Panzer s’étaient installés dans ce lieu peu de temps auparavant En effet, les murs étaient parsemés d’affiches de propagande nazie (que les hommes prirent d’ailleurs le soin d’arracher). Les hommes allaient dormir dans les étables de cette caserne, ce qui n’était pas du luxe mais comme dira John Taylor plus tard : « Le plus important, c’était qu’on se repose et qu’on nous nourrisse. Mourmelon-le-grand était situé à 5 du village de Mourmelon-le-petit et à une trentaine de kilomètres de Reims, ou le général Eisenhower avait établi son QG. En arrivant, les hommes qui revenaient de Hollande furent accueillis par leurs camarades blessés quelques semaines, quelques mois plus tôt. Jack Borden, Charlie «Jake» Jacobs, Marion Grodowski, Ray Aebischer et plein d’autres étaient là. Tout le monde était heureux de se retrouver. Ceux qui rentraient de convalescence avaient bien évidemment entendu parler de ce qui était arrivé aux autres après leur départ. L’État-major de la division décida d’autoriser des permissions à Paris pour une durée de deux jours, mais compagnie par compagnie. Le tour de la compagnie F vint le 1er week end de décembre. Les hommes firent le chemin en train et ils arrivèrent à la capitale vers midi le samedi. Les hommes purent admirer la tour Eiffel. Certains voulurent monter au sommet, mais ils ne purent pas faute de temps. Paris regorgeait de GI’s en permission, de toutes les divisions. Une nuit, Grodowski, Taylor, Hogenmiller et d’autres hommes tombèrent par hasard sur un rassemblement de WAC. Les hommes furent surpris de rencontrer la petite amie du Lt. Hall. Lorsque ils arrivèrent face à elle, elle reconnut le visage de Taylor et de Grodowski. Hall les avait en effet brièvement présenté à Londres. Les hommes ne savaient que dire car ils ne savaient pas si elle était au courant de la mort de Hall. Il s’avérait qu’elle ne le savait pas. Les homme passèrent donc la soirée avec elle à la réconforter. De retour à Mourmelon, les hommes eurent la surprise de voir de nouveaux hommes affectés à la compagnie en remplacement aux tués de Hollande. La 2nde section, qui avaient subi de terrible pertes, reçut vingt hommes. Le Lt. Bill Robinson en faisait partie. Originaire du Montana, il jouait au football pour les Chicago Cardinals. Le Lt. Cook était aussi un des nouveaux officier. Bill Murphy était aussi un des remplacent après la Hollande. La compagnie F reçut un entraînement très léger pour former les nouvelles recrues. Tous les soirs, les hommes couraient dans les rues du camp récemment installé. Un tournoi de football fut également organisé par l’État-major. Appelé le « trophée du champagne, il opposerait le 502ème au 506ème. Chaque jours, les hommes sélectionnés dans l’équipe s’entraînaient plusieurs heures. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Jeu 21 Mai 2009 - 11:44 | |
| Le soir du 16 décembre, les hommes de la compagnie F apprirent que leurs lignes avaient été enfoncé tandis qu'ils l'avaient leur linge dehors. Les informations étaient très vagues, personne ne savait précisément ou avait eu lieu la percée. En entendant ceci, Jack Borden jeta ses vêtements par terre et dit "On ferait mieux d'oublier cet endroit parce qu'on risque de bientôt partir". Borden avait raison, ils allaient partir. A 5H00 du matin, le dimanche, les hommes furent tenus de se tenir prêt. Cet ordre étonna tout le monde car personne n'était préparé à se battre. Les nouvelles recrues étaient nombreuses et donc peu entraînées. La plupart des armes avaient été donnée à l'ordonnance pour qu'elle les répare après la Hollande et elles n'avaient pas été rendu aux hommes. De plus, les munitions, la nourriture et les cartes étaient très insuffisantes. En Normandie et en Hollande, les hommes étaient prêts à se battre, ils étaient les assaillants. Ici, ils étaient totalement pris au dépourvu. L'offensive était inconnue. Les hommes savaient seulement que les allemands avaient gagné un peu de terrain et que ceci avait provoqué un repli des troupes américaines et un saillant dans les lignes. Cette bataille fut d'ailleurs appelée "bataille du saillant ("Battle of the Bulge" en anglais). Ce nom n'était pas officiel mais tout le monde l'appelait comme ça. Les hommes passèrent la journée du dimanche à se préparer autant qu'ils le pouvaient et lorsque la nuit tomba, la compagnie F grimpa dans des camions pour rejoindre Bastogne, dans les Ardennes belges. La rumeur disait qu'une tempête de neige était prévu la bas. Les hommes ne savait pas exactement ou ils allaient, ils se laissaient donc emmener par les camions. Ceux ci roulèrent toute la nuit jusqu'à 4H00 du matin, heure à laquelle ils arrivèrent à leur destination. A peine sauté des camions, les hommes établirent un périmètre de défense en creusant à moitié des trous. La situation était extrêmement confuse. Personne ne savait exactement ou creuser car on ne savait pas ou était la ligne de front, ni ce qui s'y passait. Toute la nuit, des troupes arrivèrent et au lever du jour, on ordonna à la compagnie F de commencer à marcher. Les hommes pouvaient entendre l'artillerie et les mitrailleuses à distance, ce qui les étonna beaucoup car ils pensaient encore être au Luxembourg qui était derrière les lignes américaines. Les hommes avançaient sur la route en une colonne quand ils reçurent l'ordre de jeter leur sac de couchage au carrefour suivant. La compagnie F s'éxecuta puis elle continua à avancer, encore plus vite. Tout le monde sentait que ça pressait, la situation était inquiétante ... Les nouvelles recrues avaient du mal à marcher aussi rapidement que leurs camarades. En mauvaise forme, ils avaient du mal à garder le contact avec le groupe. Les officiers et les sous officiers devaient aller et venir entre les lignes pour maintenir les hommes entre eux et pour vérifier qu'ils étaient en alerte. Quand la compagnie F entra dans Bastogne, elle trouva la ville en émoi. Il y avait des américains pleins les rues, celles ci étaient encombrées de véhicules et la situation était confuse. "Le plus inquiétant", fit remarquer John H. Taylor, "c'est que tout ceci avançait dans la direction opposée de la notre." Il s'agissait en fait des troupes qui avaient été enfoncées pendant l'assaut allemand. Ils se repliaient, désorganisés et ils quittaient le front. La compagnie F, elle, faisait l'inverse. Elle avançait en direction des allemands. Les hommes traversèrent Bastogne sur son côté puis ils continuèrent pendant un kilomètre et demi avant de s'arrêter. C'était le 18 décembre et le soleil se levait sur les Ardennes ... Les combats faisaient rage sur la droite de la compagnie F. Le 501ème était en effet aux prises avec les allemands à Boucy. Le 506, au petit matin, commença donc à avancer dans cette direction. En traversant une voie de chemin de fer, les hommes entendirent un tir d'artillerie important. Vers midi, le régiment quitta la route pour s'enfoncer dans les bois sur sa droite puis ils s'installèrent là. Le seul bâtiment de ce secteur était une gare. La compagnie F installa un poste avancé sur son arrière et un autre sur sa droite. Le 501ème et la 506ème essayaient d'occuper la place ensemble en faisant la jonction mais le secteur était trop grand Par conséquent, il y avait des trous dans les lignes par lesquelles pouvaient s'infiltrer les allemands. Cisnerriss était une nouvelle recrue de la compagnie F. Il patrouillait avec Joe Hogenmiller dans le secteur. On avait dit aux hommes de revenir des avants postes en ligne droite pour les distinguer des allemands. Après l'aube du 21 décembre, Hogenmiller et Cisnerriss revenaient d'une patrouille. Le temps était brumeux et incertain. Luke Atkins, une nouvelle recrue également, guettait le bois dans son trou. Atkins était originaire du comté d'Harlin, dans le Kentucky et il était réputé pour être très bon tireur. Cisnerriss, apeuré par le manque de visibilité du au brouillard, avançait prudemment en se faufilant d'arbre en arbre. Atkins remarqua sa silhouette dans la brume en notant qu'il n'avançait pas tout droit, comme le faisaient les américains. Il ne chercha pas plus loin. Il prit son M1 et l'abattit d'un coup de feu. Toute la compagnie fut secouée par cet incident mais la mort de Cisnerriss n'était du qu'à sa propre faute. Il fut enterré à l'endroit même de sa mort. Après cet incident, la compagnie F rejoignit la compagnie A vers 8H00 du matin avant d'attaquer une unité allemande qui venait vers eux en direction de la voie ferrée. La compagnie F les frappa avec violence. Elle tua environ 80 allemands et en captura beaucoup d'autres. Le reste s'était replié derrière la voie ferrée pour regagner leurs lignes. Tard dans la soirée, la 1ère section suivit les allemands jusque dans leur lignes. Gordon Mather, commandant de la 1ère section, avançait prudemment. Soudain, une mitrailleuse allemande prit la section sous son feu. George Lovell, qui était éclaireur, fut tué sur le coup tandis que tous les autres hommes se jetaient dans la neige. Gordon Mather voulut se relever pour se retourner et crier les ordres mais une balle l'atteignit avant qu'il ait pu dire un mot. Pris par surprise et devant l'hécatombe qui se déroulait, les survivants préfèrent se replier. La nuit fut froide et il neigea. John Taylor et quelques hommes partirent juste avant le lever du jour pour aller chercher les corps de Mather et de Lovell. Ils les retrouvèrent, recouverts de neige et ils les ramenèrent de leur côté. La compagnie F tint cette postion plusieurs jours durant. Les allemands essayèrent de prendre la gare en utilisant des mortiers. Ils tirèrent tout d'abord sur le toit puis derrière la gare. La compagnie F comprit rapidement leur stratégie et ils réagirent. La gare étant solidement bâtie, les allemands allaient donc donner l'assaut après que leur mortier aient tiré derrière la gare. Les servants de mitrailleuses américains les attendaient dans les bois. Les allemands arrivèrent de front puis par l'arrière mais dans tous les cas, ils ne passèrent jamais. Ceux qui essayèrent furent abattus. Le 22 décembre, l'atmosphère était sombre. Il faisait encore plus froid et la brume était encore plus forte. Tard dans la soirée, la compagnie F reçut un télégramme du général McAuliffe l'informant qu'elle était définitivement encerclée (l'aide était "sur la route" selon ce qu'il disait). La nourriture était de plus en plus rare et les munitions étaient tellement limitées que l'artillerie ne tirait plus que par temps clair. Par temps brumeux, c'était interdit. Cette nuit-là, une attaque massive de blindé était attendue. Quelques armes anti chars purent être déplacées le long du bois sur la droite quand les hommes pensèrent que l'attaque commençait. Heureusement, l'attaque n'eut jamais eu lieu. Elle aurait pu être dévastatrice car les hommes da la compagnie F ne possédait que quelques bazookas contre les chars. Frigorifiés. Encerclés. Affamés. Sous le feu. C'était compréhensible qu'on les appelle "les salopards cabossés de Bastogne" dans les journaux américains. Peu de temps après, la situation s'est améliorée car le brouillard s'est dissipé. A la minute ou le temps s'est amélioré, des P-47 surgirent au dessus des bois. Ils piquaient sur les chars allemands qu'ils pouvaient voir. La compagnie F déploya des panneaux oranges pour indiquer ses lignes. Un des P 47 largua par erreur une bombe de plus de 100 kg dans ses lignes qui creusa un cratère énorme. Comme le temps s'améliorait, les hommes décidèrent d'enterrer dans ce cratère les 80 allemands qu'ils avaient tué quelques jours plus tôt. S'ils ont les mirent dans ce cratère, c'est pour qu'ils ne soient pas voyants en cas ou les allemands enfonceraient leur lignes. Dans ce cas, les représailles pourraient être terribles. Un nouvel arrivage d'avion leur fut d'un grand renfort. Ils volaient haut car la forêt dense leur empêchait de savoir ou ils larguaient le ravitaillement. Munitions et nourriture furent parachutés pour venir en renfort aux encerclés. La nuit de Noël vers minuit, les hommes eurent de la nourriture chaude au PC de la compagnie. Il ne s'agissait que de rations K, avec de la soupe de haricot (avec très peu de haricot !). Ils eurent également un peu de pain, ce qui les régala car ils étaient tous affamés. C'était leur premier repas chaud depuis leur arrivée à Bastogne. Une nuit ou deux plus tard, un bol chaud de spaghetti fut servi à chaque homme. Black Dog Carlino était ravi car ce repas lui rappelait ses origines. La compagnie F bougea d'une centaine de mètres vers la gare et une autre compagnie prit sa place. Le 26 décembre, les troupes américaines de Patton brisèrent le siège de Bastogne. La nuit du nouvel an, les hommes reçurent l'ordre de trouver une cible et de tirer dessus avec des armes lourdes. Ils utilisèrent les mortiers de 60mm et les mitrailleuses. Le matin suivant, 1er janvier 1945, la compagnie F avec le deuxième bataillon commença à attaquer les positions allemandes. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 19:12 | |
| L'hiver était vraiment terrible et environ 60cm de neige recouvraient le sol. Les hommes portaient tous les vêtements qu'ils pouvaient avoir sur eux et certains avaient même des sacs à nourriture qu'ils attachaient à leur pieds mais le froid restait quand même présent. Beaucoup eurent les pieds gelés et la compagnie F perdit pas mal d'hommes comme ceci. Quand les hommes commencèrent à attaquer, le mouvement pour sortir du bois fut difficile car les branches des arbres étaient basses et recouvertes de neige. Au moment ou ils arrivèrent enfin à sortir du bois, 15 ou 20 chasseurs allemands (des FW 190) passèrent au dessus d'eux. Les avions ne cherchèrent même pas à tirer sur les hommes de la compagnie F, ils rentraient tout simplement chez eux en Allemagne. La compagnie F continua à progresser dans ce bois toute la journée à une vitesse très lente à cause de l'épaisseur de la neige. A la nuit venu, les hommes creusèrent leur foxholes dans ce bois. Cette nuit-là, deux allemands se faufilèrent jusqu'aux lignes de la compagnie F pour se rendre. Le lendemain matin, 2 janvier 1945, le Lt. Cook de la 2ème section voulut organiser une patrouille avec deux hommes. Il voulait voir s'il y avait des allemands de l'autre côté de la route avant de faire bouger toute la section. John Taylor et Bob Sherwood l'accompagnèrent. Les trois hommes rampèrent à travers la route puis ils s'enfoncèrent d'une cinquantaine de mètres dans les lignes alllemandes. Arrivés en face d'une clairière d'une centaine de mètres de long, il s'allongèrent dans les 60 cm de neige avant de décider qu'ils allaient traverser la clairière. Ils formèrent une position en V avec le Lt. Cook devant, Taylor à droite et Sherwood à gauche. Les trois hommes avaient parcouru la moitié du champ quand une mitrailleuse allemande les prit soudain pour cible. Taylor, par réflexe, tira. Sherwood sauta et lui et le Lt. Cook retournèrent à toute vitesse en direction du bois. Sherwood, en sautant, avait perdu son casque. Taylor tira encore quelques coups de feu avant de se replier lui aussi. Les trois hommes se retrouvèrent à l'abri dans le bois et ils se couchèrent là, essouflés et furieux. Le Lt. Cook ne disait rien. Finalement, quelques minutes plus tard, il se tourna vers Taylor et lui dit nonchalament : "Tex, ces fils de putes sont encore là..." Effectivement, ils y étaient mais il n'y eut pas de bataille ce jour là. Dans la soirée, on ordonna à la compagnie de revenir sur ses anciennes positions tandis qu'une autre compagnie allait la remplacer. Pendant que les hommes se préparaient, le Lt. Cook se promenait dans les lignes pour vérifier si tout se passait en bon ordre. Soudain, il vit une mitrailleuse américaine dans la neige. Il regarda autour de lui et ne voyant personne, il demanda : "A qui est cette foutu mitrailleuse ?". Le propriétaire de l'arme l'avait posé là en attendant qu'on lui dise de bouger. Comme il se relevait et que le Lt. Cook fut surpris, celui ci lui tira dans l'épaule. Cette bavure posa un problème car il fallut transporter l'homme blessé tout le chemin du retour pour s'occuper de lui. La compagnie F retourna finalement à l'arrière par la route principal pour arriver dans une zone de réserve. Arrivés là bas, les hommes remarquèrent qu'il manquait deux personnes. Le Lt. Nye, commandant de section et le Lt. Robinson furent mis au courant. En fait, Norman Trimble et un autre homme de la 2nde section étaient portés disparus. John Taylor et un des ses copains savaient ou les deux hommes avaient creusés leur foxhole. Ils partirent donc à leur recherche mais arrivés là-bas, il n'y avait plus personne. Il y avait un grand risque que les allemands eussent infiltré la zone. Taylor et son ami rentrèrent donc bredouille ils se firent un sang d'encre toute la nuit. Vers le lever du jour, les deux disparus apparurent entre le bois que tenait la compagnie F. En fait, ils s'étaient glissés furtivement dans les lignes allemandes sans s'en rendre compte puis ils s'étaient endormis dans leur trou. Au reveil, ne voyant personne, ils renvirent d'ou ils étaient venus et ils tombèrent sur la compagnie F. En fait, ils avaient dormi au milieu des allemands ! La compagnie F s'installa à Foy et installa son PC au fond de la ville. La compagnie E était déjà partie tandis que les compagnie H et I étaient restées. Peu d'hommes de ces deux compagnies étaient sur pied. Le PC de la division était situé à l'opposé de la position de la compagnie F dans Foy, par ou elle était arrivée. Comme une contre attaque allemande était attendue, les hommes ne reçurent pas de nourriture ce soir là. Le Lt. Robinson et John Taylor discutait d'une éventuelle patrouille de la troisième section quand le feu d'une mitrailleuse de 50 retentit dans la rue située en face du PC de la compagnie. Le Lt. Robinson déclara : "On devrait attendre la fin des coups de feu avant de sortir". Il envoya alors les hommes dans la cave pour qu'ils s'y réfugient en attendant que les tirs cessent. Les hommes étaient dans la cave quand soudain, les coups de feu disparurent. Par instinct, Taylor hurla "char allemand !". Il descendit en courant le vestibule de la maison et il regarda derrière. A moins de trente mètres, il aperçut un char allemand avancer dans la neige. Il arrivait d'une banque et quelques hommes avançaient sur ses flancs. Taylor retourna à toute vitesse dans la cave et annonça au Lt. Williams qu'il y avait un "putain" de char dans l'arrière jardin. Le Lt. Williams ordonna alors d'évacuer la cave. Tout se passa très vite. Taylor revint à l'arrière de la maison et il vit le char avancer vers la maison, puis tourner autour par le côté gauche et s'engager par ce chemin là. Les soldats allemands encerclaient la maison. Taylor retourna vers la porte arrière et il s'aperçut avec épouvant qu'un allemand se dirigeait vers cette porte. Taylor s'embusqua rapidement dans une chambre qui avait une vitre ainsi qu'une partie du mur détruit. Il se cacha derrière la porte de cette chambre. Un autre soldat allemand entre par la fenêtre détruite. Il ne pouvait pas voir Taylor mais Taylor le voyait très bien. Il avait compris que l'allemand venait droit sur lui. Avant que l'allemand ait eu le temps de réagir, Taylor lui tira dessus en le blessant à mort avant de deguérpir à toute vitesse. A peine entré dans le vestibule, deux allemands tirèrent à la mitrailleuse sur Taylor en criant. Ils agitaient leurs bras en braillant. Ils le loupèrent de très peu mais causèrent des dégâts au mur juste à côté du visage de Taylor. Au même moment, le Lt. Williams grimpa les escaliers de la cave et tua les deux allemands, sauvant la vie de Taylor. Le char était toujours derrière la maison. Le Lt. Robinson, en sortant de la cave, dit "Laissons cet enfer ici !". Comme tout le monde voulait quitter cette maison ou tout le monde risquait d'y laisser la peau, les hommes ouvrirent d'un coup sec la porte arrière. Tous ensemble, ils sortirent de la maison comme des fous en tirant dans toute les directions l'arme à la hanche. Les hommes franchirent une rangée de fil barbelé, puis ils se precipitèrent à l'abri derrière une église. Ils tombèrent alors nez à nez avec une colonne d'allemands qui déambulaient dans la rue. Luke Atkins, l'as du tir, installa alors son mortier à toute vitesse. Sa fréquence de tir était si rapide qu'on aurait dit celle d'une arme automatique. Bien sur, ceci stoppa les allemands qui comprirent qu'ils ne pouvaient pas passer. Après s'être un peu lieux organisé, la 2nde section envoya un message au PC de la compagnie pour dire qu'un char se balladait au milieu de la compagnie. Après, elle s'installa dans une petite rue. Seulement, le Lt. Cook manquait à l'appel. Comme on ne pouvait pas entendre le char, quelques hommes rampèrent dans la neige pour aller chercher le Lt. Cook dans l'ancienne maison. A vingt ou trente mètres de la maison, une voix demanda : " Allemand ou américain ?". C'était le Lt. Cook. Il avait une blessure grave à la jambe. Par des temps si froid, n'importe quelle petite blessure devient fatale car le soldat est bouleversé. Les hommes evacuèrent donc le Lt Cook rapidement. Par la suite, les hommes retournèrent à l'endroit ou les allemands avaiet placé leur char. Personne ne savait ou était les autres troupes américaines, ni ce qui se passait là-bas. Ce qu'ils savaient, c'était que la situation n'était pas fameuse car même en incluant le Lt. Robinson, ils n'étaient qu'une quinzaine. Toute la nuit, les hommes avancèrent de maison en maison, de ruelle en ruelle. Au petit matin, tandis que le jour se levait, les hommes reçurent l'ordre (surement par un messager) de se retirer hors de Foy pour gagner les plaines. Les hommes fuyaient furtivement les rues de Foy pour gagner une colline ou les autre troupes américaines les attendaient. Un fossé permettait de gagner la colline en rampant et tous les hommes empruntaient ce fossé. Soudain, un char allemand s'approcha rapidement du fossé par la route principal. Au même moment, quelque chose explosa au dessus de la tête des hommes couchés dans le fossé. C'était un char américain ,camouflé derrière les arbres. Il avait tiré sur le char allemand et l'avait détruit. Celui ci explosa avant de laisser de grandes flammes l'envahir. Un seul allemand put sortir par la tourelle et se sauver. Les américains continuaient de grimper sur la colline. Les ordres étaient de tenir la colline jusqu'à ce que les chars arrivent. A ce moment là, tous les hommes étaient exténués. Peu après dans la matinée, la 11ème DB arriva avec une dizaine de chars sur la colline. Deux compagnies de soldats étaient avec eux. Tous ensemble, les chars firent feu sur les allemands dans la ville. Grosse artillerie, mitrailleuse de 50; ils utilisaient toute leur puissance de feu. Le tir dura toute la journée. Pendant ce temps, les parachutistes américains regardaient cette guerre se mener sans tirer un seul coup de feu. Les allemands tentèrent de répliquer, sans grand succès. Quand le village fut enfin sécurisé, certain hommes retournèrent à Foy pour aller chercher leurs affaires. Lt Lt. Robinson et John Taylor retournèrent à la maison. Ils y trouvèrent un allemand mort dans une chambre, deux davant la porte et d'autres encore dans le jardin. Les hommes ramenèrent leurs affaires sur la colline et restèrent ici la nuit. Vers 3H00 du matin, la compagnie F reçut l'ordre de bouger sur sa gauche et d'effectuer un mouvement de flanc. Elle allait attaquer Noville ... _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 19:13 | |
| La route vers Noville fut pénible. La compagnie F traversa les villages de Recogne et Cobru avant de s'enfoncer dans une vallée profonde. Tandis que les hommes installaient une défense hâtive, les chars américains attiraient le feu de l'ennemi sur eux. La compagnie D était là aussi. Il faisait froid, glacial. Au plus, il faisait zéro degré (F) et le vent commenca à se lever violemment. La neige tourbillonait, les hommes étaient morts de fatigue et une fois de plus, ils n'avaient rien à manger. Le sol était dur à cause du gel et les hommes ne pouvaient pas creuser pour se protéger des allemands et du froid. Cette nuit-là, Joe Hogenmiller et Joe Gillespie s'enroulèrent dans une vieille toile de parachute pour se protéger du froid, ils s'allongèrent près d'une bûche et s'endormirent là. Plusieurs de leurs camarades les regardaient avec envie. D'autres, comme Jack Borden et John Taylor, faisaient les cent pas pour tenter de se réchauffer. En tout cas, ils ne réussirent pas à s'endormir. Quand il fait trop froid, le corps refuse de s'endormir car le sommeil entraîne le ralentissement du corps humain. Le cerveau fait alors tout pour nous faire rester éveillé et quoi qu'on fasse, il est impossible de forcer le corps à s'endrmir s'il y a risque de mort. Quand les hommes marchaient, on leur demandait le mot de passe qui était cette nuit là "Wiz Wiper". A une certaine heure, le garde a changé et il se tenait prêt. Jack Borden arriva et il lui dit "Wiz". Le garde, une jeune recrue, était tellement excité qu'i s'empressa de dire : " Windshield wiper, windshield wiper, windshield wiper, windshield wiper !". La nuit fut misérable. Le lendemain matin, le temps était clair. Un messager vint trouver les hommes de la compagnie F pour leur indiquer qu'il y avait de la nourriture chaude de l'autre côté de la vallée. Quelques hommes préférent manger même s'il fallait risquer sa vie en traversant la vallée. Ils essuyèrent quelques tirs de la part des allemands mais il n'y eut ni blessé, ni tué. Tout le monde arriva de l'autre côté en un seul morceau. Les intrépides qui osèrent traverser la vallée eurent droit à de la viande chaude avec de l'ananas à l'intérieur, à un bidon plein d'oeufs fris et de bacon, à un peu de pain et à du café chaud. Tous se régalèrent, déclarant qu'il n'y avait rien d'aussi bon. Cette vallée menait droit à la ville de Noville (que les américains prononçaient "New-ville"). Quand la compagnie F arriva là-bas, il y avait une vue claire sur tout le secteur. Tout autour de Noville, il y avait beaucoup d'espaces dégagés avec quelques bois dispersés au milieu des champs recouverts de neige. Les hommes furent émus par la vue. Même s'ils detestaient cet endroit, ils furent abasourdis par le panorama. Contrairement depuis le début de la bataille des Ardennes, les parachutistes avaient ici toute la puissance militaire. Les chars longeaient les collines, les avions étaient partout et survolaient la zone et les troupes et l'artillerie étaient au travail. Noville fut pris dans la journée. Le lendemain matin la compagnie F partit en direction de Rechamps. Vers midi, elle effectua un mouvement de flanc sur la droite et elle commença à attaquer depuis une colline couvert de neige. Dès que la compagnie F, les allemands lui tira dessus avec des mortiers et de l'artillerie. Les hommes atteignirent un talus boueux à côté de la route et ils se couvrirent là. Soudain, un obus siffla. Taylor et quelques un de ses camarades se terrèrent dans le talus. L'obus tomba en plein dedans. Tout explosa et un tas de boue, de neige et de débris d'arbres enterra les américains vivants. L'idée de suffoquer leur faisait plus peur qu'autre chose. Heureusement, leurs camarades les aidèrent à sortir de là et ils purent sortir sains et saufs. La compagnie F continua alors sa marche vers Rechamps. En entrant dans la ville, les allemands ne tirèrent pas à l'arme automatique mais aux mortiers. Les hommes avançaient prudemment dans les rues quand soudain, un civil belge courut vers eux en criant quelque chose comme "Boeshi Bocs" et il pointa une maison. Les parachutistes y trouvèrent quatre ou cinq allemands cachés dans la cave. Ils les firent sortir et les firent prisonniers. A ce moment là, la compagnie F fut prise pour cible par des allemands qui se trouvaient dans une zone dégagée à l'est de Rechamps. Le Lt. Winters était là avec le personnel du colonel Sink. Il demanda au Lt. Robinson de prendre la 2ème section et de le suivre pour voir d'ou les coups feu venaient. La patrouille passa par la route principal du village puis grimpa sur une grosse bute et elle regarda vers le sud, là d'ou venait les tirs allemands. Soudain, ils virent des troupes approcher par un bois dense à environ 600m sur leur gauche. Comme personne ne savait s'il s'agissait de "gentils" ou de "méchants", on installa des mitrailleuses et on envoya de la fumée orange (qui les identifiait comme étant des troupes américaines). Ils continuaient à venir droit sur eux ! Alors, dès qu'ils sont entrés dans un espace dégagé et avant que la patrouille et eu le temps de voir de qui il s'agissait, les autres effectuèrent un mouvement de flanc à travers le bois. La patrouille réalisa alors avec soulagement qu'ils étaient américains. Quand ces américains approchèrent du bois, un groupe d’allemand vint se rendre. A ce moment là, les combats étaient finis et la patrouille revint à l’arrière dans Foy pour établir le PC de la section pour la nuit. Celui-ci fut installé dans une étable typiquement européenne, rattachée à une maison. Le reste des troupes était positionnée près d’un pont. Le temps toujours glacial, les hommes creusèrent pour la nuit. Avant l’aube, on redonna aux troopers de la compagnie F leurs armes qui étaient de garde alors que ceci devait se faire au lever du jour. Cependant, une contre attaque allemande était peu probable. Quand le soleil se leva, Taylor revint dans l’étable pour envoyer un messager au PC de la compagnie pour dire que tous les hommes de la 2nde section étaient bien rentrés. Puis il sortit fumer devant la porte de l’étable. Alors qu’il attaquait la 2nde moitié de sa cigarette, il entendit un bruit et une porte s’ouvrir. Il regarda autour de lui et il se trouve soudain devant une très vieille femme qui sortait de la maison en s’approchant de lui. Dans ses mains, elle tenait un bol en bois avec un peu de pain et du lait chaud. Taylor la remercia, se régala et n’oublia jamais ce geste. La nuit suivante, sans être averti, la compagnie F fut relevée par la 17ème aéroportée. La compagnie F revint sur ses pas jusqu’à Noville, se reposa dans les trous profonds qu’ils avaient creusés deux ou trois semaines plus tôt et ils eurent de la nourriture chaude. Là, la bonne nouvelles que les hommes allaient quitter Bastogne tomba. Ils étaient là-bas depuis trente jours et ils étaient heureux de partir. La plupart d’entre eux étaient tout simplement heureux d’être en vie. Voici que ce que John Taylor écrivit à un de ses amis à propos de son départ de Bastogne : « De quelque part en Belgique, J’espère que tu ne t’es pas trop inquiété pour moi. Je ne doute pas que tu es transpiré pour moi, mais cette lueur de chance que j’ai fonctionne toujours. Il y a deux jours, j’ai cru que c’était la fin. Ils nous ont tout jeté dessus mais on a évité. Je m’attendai à ce quelque chose tombe dans mon trou. Ca a été l’opération la plus misérable que j’ai connu. Mec, il fait froid ici. Près de 25 cm de neige. Je pense que les journaux ont donné plein de nouvelles de nous. Je peux te dire une chose, ça n’a pas été facile. Je ne peux pas comprendre ces putains de boches… Mec, quel noël d’enfer on a passé. C’était trop horrible pour en reparler… Je dois te quitter maintenant… La vie est en train de faire de moi un vieil homme, et vite » Avant de quitter Bastogne, les hommes de la compagnie F eurent l’opportunité de prendre leur première douche depuis le mois d’avant. Pourtant, très peu d’hommes allèrent se doucher. La plupart avaient retenu la leçon en Hollande et ils préféraient garder leur sueur et leur saleté comme couche de protection contre le vent et la neige plutôt que de mourir de froid. _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | micropanzer Membre

Nombre de messages: 147 Age: 15 Localisation: limoges Date d'inscription: 06/07/2009
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 20:06 | |
| Je lis un bouquin sur la compagnie E du 506e régiment de la 101e airborne qui est super _________________ "Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté." _____________Micropanzer_______________ |
|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 21:37 | |
| C'est lequel ? _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | micropanzer Membre

Nombre de messages: 147 Age: 15 Localisation: limoges Date d'inscription: 06/07/2009
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 21:39 | |
| c'est Frères D'armes (band of brothers) de Stephen E. Ambrose.  _________________ "Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté." _____________Micropanzer_______________ |
|  | | Cpl. Darling Membre

Nombre de messages: 674 Age: 18 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 22:24 | |
| Oui il est bien comme bouquin. Après fais gaffe de pas tomber dans le piège comme pas mal de monde. Lis en d'autres pour voir qu'il n'y avait pas que la compagnie E. Mais sinon, c'est vrai que c'est une compagnie passionante. Bonne lecture ! _________________ "101ème aéroportée, 506ème régiment, compagnie F"
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|  | | micropanzer Membre

Nombre de messages: 147 Age: 15 Localisation: limoges Date d'inscription: 06/07/2009
 | Sujet: Re: Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US Dim 12 Juil 2009 - 22:25 | |
| Je prends en compte ta remarque. Merci ! _________________ "Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté." _____________Micropanzer_______________ |
|  | | | | Co F/2nd bataillon/506RIP/101ème aéroportée US | |
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